8 conseils pour mémoriser durablement vos cours

Une fois que l’on a compris un contenu d’information, comment le mémoriser durablement ?

  1. Relire intégralement vos notes de cours : si vous ne réactivez pas les liens de sens élaborés au moment du travail de compréhension, votre travail de relecture pourrait bien vous conduire à un résultat très décevant. Plus vous restez passif, moins vous mémorisez.
  2. Relire vos fiches de révision élaborées sous forme de schéma ou de cartes mentales : dans la mesure où vos fiches de révision ne font apparaître que des informations-clés, les relire sera efficace seulement si vous réactivez à cette occasion le contenu associé aux mots-clés, ainsi que les articulations logiques qui les relient entre eux. Réactiver des fiches de révision sous forme de cartes mentales ou de schémas favorise la réactivation des liens de sens créés au cours du travail de compréhension.
  3. Refaire ou réécrire vos fiches de révision : c’est ce qui vous rendra le plus actif, et qui sera donc le plus efficace. Prenez une feuille vierge et notez-y tout ce qui vous est resté en mémoire concernant un contenu. Cela vous permettra de prendre conscience du travail d’élagage synaptique (= oubli) qui s’est opéré depuis que vous avez terminé votre travail de compréhension. Comparez ensuite votre écrit avec la fiche de révision que vous aviez réalisée sur le même contenu. Corrigez les erreurs et complétez votre production. Renouvelez l’opération jusqu’à être capable de restituer les informations de manière exhaustive et sans erreur. 
  4. Redire à l’oral ce que vous avez compris du cours : si cela vous conduit à réexpliquer ce que vous avez appris, cela peut constituer une technique de réactivation aussi efficace que le passage par l’écrit, mais seulement si vous êtes attentif à rectifier vos erreurs et à vous entraîner jusqu’à une maîtrise satisfaisante de votre contenu.
  5. Réexpliquer votre cours ou la résolution d’un exercice à un camarade : travailler à plusieurs, en plus d’être une source de motivation, vous conduit à rendre vos apprentissages explicites et intelligibles. C’est une technique qui vous oblige à être précis et rigoureux, et à vous mettre au service de la compréhension de votre interlocuteur. Tester vos explications sur un étudiant qui a beaucoup moins bien ou beaucoup mieux compris le cours ou l’exercice en question est un bon moyen de tester vos connaissances.
  6. Refaire des exercices vus en cours ou en séance de travaux dirigés : faites bien la distinction entre la mémorisation d’une méthode de résolution d’un exercice et la mémorisation de son corrigé. J’ai souvent vu des étudiants qui étaient incapables de transférer leurs apprentissages d’un contexte à un autre parce que ce qu’ils avaient mémorisé était prisonnier du contexte où ils l’avaient appris. Réaliser des « fiches méthode » va vous aider à dépasser cette difficulté. Comme pour la réactivation de vos fiches de révision, prenez le temps de chercher activement la solution avant de vous reporter à la correction. Plus vous vous questionnerez et chercherez activement les réponses, plus vous créerez de liens de sens entre les informations et plus ceux-ci s’inscriront durablement dans votre mémoire.
  7. Résoudre des problèmes inédits : lorsque vous vous confrontez à des exercices que vous n’avez jamais appréhendés auparavant, vous testez votre capacité à transférer vos apprentissages dans des contextes inédits. Réaliser des fiches problème peut vous aider à progresser dans votre capacité à analyser les conditions du problème pour sélectionner l’outil adéquat et le résoudre. Certains de mes étudiants réalisaient des « fiches problème » jusqu’à obtenir une synthèse de tous les types de problème qu’ils étaient censés savoir résoudre. Les exercices de cours et de travaux dirigés leur permettaient de réaliser des « fiches méthode » pour maîtriser les outils au programme. Ils s’entraînaient ensuite à résoudre des exercices inédits trouvés sur internet ou dans des ouvrages à la bibliothèque pour vérifier qu’ils avaient envisagé tous les cas au programme et compléter leurs fiches (et leurs capacités d’analyse) le cas échéant.
  8. Vous entraîner à organiser vos connaissances en fonction de différents sujets de dissertation : faire des « fiches problème » en sciences supposent les mêmes opérations mentales que de réaliser le plan d’une dissertation en lettres et sciences humaines. Une question de dissertation invite à identifier les différents paramètres qui conduiront à produire des réponses nuancées à la question posée. Il s’agira ensuite de mobiliser ses connaissances pour argumenter chacun des cas identifiés et les illustrer par des exemples concrets.

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