Comment gérer ses études universitaires à l’étranger ? (témoignage et conseils pratiques)

Cet article a été écrit par Diana Rio, qui souhaite partager avec vous son expérience des études à l’étranger, loin de chez soi.

 

Gérer ses études universitaires n’est pas très facile déjà à la base. Mais si on ajoute à ça la sortie de notre zone de confort et l’expérience de vivre de l’autre côté du monde, loin de tous les repères, ça peut être une recette pour le désastre.


Je m’appelle Diana, mes parents sont français mais je suis née au Portugal.


A l’âge de 18 ans, j’ai pris le même chemin que des millions d’étudiants et j’ai déménagé a 500km de ma famille, cap – Lisbonne.
 Cette première étape a été déjà difficile à gérer. Une nouvelle ville, pas de contacts, et comme si l’université n’était pas déjà un peu intimidante, les cours étaient entièrement en anglais !

Je n’étais pas à laise à l’époque avec cette langue donc ma première année de fac a été assez compliquée. Je venais d’un bac scientifique, et j’avais choisis une licence en économie… je ne connaissais même pas les bases et me voilà en train d’avoir des cours en anglais.

J’ai toujours été très curieuse et j’aime énormément les défis, donc, pour rendre ma vie un peu plus difficile, dans ma deuxième année j’ai décidé de postuler pour un séjour d’études Erasmus au Japon. J’ai réussi à avoir une des 2 seules places disponibles pour cet échange et le 29 Août 2013, je partais vers le Japon.

Si on cherche à avoir une expérience de choc culturel, je défis qui que ce soit de trouver plus grand que le Japon. Le pays du soleil levant, vraiment magnifique et incroyable mais aussi un défi à la hauteur des esprits les plus ouverts.


Me voilà à 11000 km de chez moi, sachant que je ne pourrais pas revoir ma famille avant au moins 6 mois.

Je suis d’une nature plutôt timide et les premières semaines ont été un défi à ma personnalité et capacité de sortir de ma zone de confort.

Après cette étape, et une fois les amitiés nouées, il y a un autre défi qui se présente … les excès de moments de loisirs et socialisation... presque tous les étudiants universitaires ce sont déjà confrontés avec ce petit problème (le choix entre avoir des bonnes notes, ou des bons moments entre copains).

Ce choix est encore plus difficile quand on part en Erasmus, car on sait qu’on ne restera pas longtemps seul et qu’il y a beaucoup trop de choses a voir ou expérimenter dans un espace de temps très réduit, une culture entière qu’on veut voir en 6 ou 10 mois …


J’ai très vite compris que si je voulais que cette expérience d’échange soit réussie, je devais être très organisée et gérer les multiples facettes de ma vie afin de maintenir un certain équilibre social, académique et même mental.


Cette expérience a été vraiment incroyable à la fin (je n’ai pas eu des résultats parfaits dans toutes les matières et je n’ai pas vu chaque village du Japon ou essayé chaque plat traditionnel du pays, mais je pense que j’ai réussi à maintenir mon équilibre et dans la globalité, cette expérience a été incroyable).


Entre temps, j’ai fini ma licence au Portugal, j’ai vécu en Suisse, où j’ai eu un stage dans une entreprise de luxe pendant 1 an, j’ai voyagé en Asie et je suis à présent au Danemark en train de finir ma thèse de master et je travaille dans le domaine du marketing.


Mon parcours jusqu’à présent a été assez mouvementé et très occupé, mais je pense qu’avec le temps, j’ai développé une capacité assez raisonnable à gérer ma vie privée, professionnelle et familiale avec les changements de carrière, pays de résidence et parcours académique.


Je me permets donc de vous laisser quelques petites astuces qui sont devenues des automatismes que j’ai développés au cours du temps, afin de profiter au maximum d’une expérience à l’étranger, et de maintenir une certaine santé mentale.

 

GERER LE SENTIMENT DE MANQUE DU PAYS :

  • Quand on arrive dans un nouveau pays tout est nouveauté et tout est excitant, mais ce sentiment, pour quelques personnes, peut être de courte durée. Je n’ai jamais connu l’autre côté de l’émerveillement et fascination du pays que j’ai choisi pour y habiter ou étudier, mais j’ai eu plusieurs collègues qui ont vite déchanté et commencé à sentir le manque de leur pays d’origine. 


 

  • La règle de l’équation est très simple, tant que vous êtes persuadé que l’endroit où vous êtes peut être beaucoup plus excitant et chaleureux que celui d’où vous venez, je peux vous garantir que vous ne sentirez pas le manque de votre ville natale (pendant des occasions festives comme le noël ou l’été, ça peut arriver un peu et c’est parfaitement naturel, mais au jour le jour, vous devrez sentir que c’est cet endroit-là où vous voulez être, et pour ça, l’effort doit venir de vous aussi !). Toutes les villes et pays ont une offre inépuisable d’expériences à offrir, des restaurants, cafés, parcs, activités sportives, muséums, paysages etc. … si vous n’avez pas encore vécu 20 ans dans cet endroit, je peux vous garantir que vous avez encore énormément à découvrir et le fait d’arriver à la maison tard après les cours n’est pas une excuse pour ne pas aller prendre une bière avec vos copains. Évitez de rester enfermé dans votre chambre et allez découvrir l’endroit que vous avez choisi.

 

  • Allez dans les salles de sport ! Vraiment, ça peut paraitre étrange mais le sport est le meilleur moyen de maintenir un équilibre de santé physique et mentale. Le fait de changer de pays implique aussi une adaptation physique. Le fuseau horaire, le changement de régime alimentaire (parce que même en Europe on finit par changer nos habitudes alimentaires.) Au Danemark par exemple, j’ai arrêté de manger du fromage, et je me suis mise à manger beaucoup plus de skyr que d’habitude … au Japon je ne mangeais pas de lait ou de céréales … Le sport est aussi une bonne excuse pour socialiser et faire des amitiés avec les gens du pays.

 

  • 
Profitez du temps perdu dans vos déplacements pour téléphoner à votre mère ! celle-là a été l’astuce du siècle pour moi ! Téléphonez à votre famille et amies (ou envoyez des messages) cela vous aidera à maintenir le contact et rendre la distance beaucoup plus supportable. 


 

  • Soyez attentif pendant les cours, et posez des questions si vous avez des doutes ! Plus d’attention pendant les cours est égal à moins de temps à la maison pour réviser… plus de temps pour les copains et découverte du pays.


 

  • Planifiez votre semestre/années dès le début ! Choisissez les week-ends, semaines où vous voulez partir un petit peu loin pour découvrir le pays où vous êtes, cela vous aidera à mieux gérer les périodes où vous devrez vous dédier aux études. 


 

  • Sortez avec des gens d’autres pays ! Quand je suis arrivée au Japon, je me suis rendue compte que les Français et les Allemands en général avaient cette tendance à ne sortir qu’entre eux, conséquence – ils ne parlaient qu’en français ou en allemand et ne pratiquaient pas leur anglais. Si on part à l’étranger pour connaitre d’autre cultures, il n’y a pas beaucoup de sens à ne sortir qu’avec des gens de notre pays. A la fin vous êtes passé à côté d’une grande partie de l’expérience Erasmus. 


  • Cherchez à faire des amitiés avec des gens du pays, ça vous fera sentir beaucoup plus intégré, et pas comme une étrangère qui est là seulement de passage !

 

  • Soyez curieux concernant la culture du pays ou vous êtes ! Etre curieux et passionné par le pays d’accueil rendra votre adaptation beaucoup plus facile.

 

  • Adaptez-vous aux traditions locales ! Cela vous coûtera beaucoup moins cher ! Au 
Danemark, la tradition c’est la bière, je n’étais pas du tout fan mais demander du vin est beaucoup trop cher dans un pays qui n’en produit pas donc je me suis habitué. 

  • Invitez la famille et lescopains à venir vousrendre visite.

 

A bientôt,

Diana.

 

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