Réussir ses études supérieures : ce qui fait la différence

Comment aider les étudiants à réussir dans le cadre des premières années d'études supérieures, notamment à l'université ?

Voici la question qui guide le travail que je mène auprès de mes étudiants depuis deux ans et demi. 

Jusqu'à présent, j'accompagnais les étudiants par groupe de 12, à raison de cinq séances par semestre (cela correspondait à une séance toutes les trois semaines environ). Le bilan est plutot positif, mais autant certains étudiants se sont pleinement investis dans le dispositif et y ont trouvé des apports pertinents pour progresser, autant d'autres ne se sont pas sentis concernés par le contenu proposé.

J'ai décidé de changer les modalités d'accompagnement à partir de la rentrée prochaine : je vais construire un questionnaire que les nouveaux étudiants passeront dès leur arrivée en septembre. Ce questionnaire devra me permettre de sélectionner les 85 étudiants (sur une promotion de 260) qui auraient le plus besoin d'être accompagnés pour réussir leur première année. 

J'accompagnerai ensuite ces étudiants, toujours par groupe de 12, mais une heure par semaine sur l'ensemble du semestre, soit 15 séances en tout pour chaque groupe. 

La question que je me pose actuellement est alors la suivante : comment construire mon questionnaire pour sélectionner les étudiants ?

Depuis deux ans, j'ai conçu de nombreux questionnaires afin de cerner quels étaient les paramètres qui avaient une incidence sur la réussite. J'ai également passé un temps conséquent à discuter avec les étudiants, en groupe et dans le cadre d'entretiens individuels.

Voici les questions qui traduisent le mieux les éléments qui ont pour moi le plus d'influence sur la réussite des étudiants :

–          Le niveau scolaire académique dans les matières principales du cursus est-il suffisant ? Les prérequis sont-ils maîtrisés ? L'étudiant a-t-il l'envie et se donne-t-il les moyens de combler ses lacunes le cas échéant ?

–          Le projet professionnel est-il motivé ? Le cursus d'études choisi est-il cohérent avec le projet de l'étudiant ? L'étudiant se projette-t-il dans l'avenir ? A-t-il des regrets concernant d'autres études ou projets auxquels il s'est senti obligé de renoncer ?

–          L'étudiant a-t-il les capacités de gérer son autonomie dans le cadre de la vie quotidienne ? La liberté qu'offre parfois l'entrée dans les études supérieures s'accompagne-t-elle d'une capacité à concilier les études et les loisirs ? Assume-t-il sereinement les contraintes du quotidien (courses, ménage, rangement, tâches administratives, gestion du budget…) ? L'étudiant accorde-t-il par ailleurs à sa santé l'attention qu'elle mérite (sommeil, nutrition, gestion du stress, bien-être physique et psychologique…) ?

–          L'étudiant est-il entouré et soutenu ? S'il a dû déménager loin de son lieu initial de résidence, a-t-il la capacité et l’envie de se (re)créer un environnement relationnel satisfaisant et soutenant (amis, famille, collègues…) ?

–          Comment l'étudiant organise-t-il son travail personnel ? Quels sont le volume et la qualité de son travail hors enseignement ? Quelles sont ses techniques d’apprentissage (planning de travail, fiches de révision, stratégies de mémorisation et de compréhension) ? Quelles sont ses stratégies métacognitives (capacités à s’auto-évaluer, à comprendre et s’informer sur les attendus dans chaque matière…) ?

–          Quelle posture d’apprentissage enfin adopte-t-il pendant les enseignements ? Prend-il des notes ? Est-il attentif en cours ? Pose-t-il des questions aux enseignants ?

 

Voici où j'en suis de mes réflexions. Il va maintenant s'agir pour moi de formuler des questions qui vont me permettre d'évaluer ces différents paramètres. 

S'il n'en tenait qu'à moi, je travaillerais uniquement par le biais de questions ouvertes. J'analyserais ensuite les réponses. Mais nous avons une contrainte : les questionnaires doivent être dépouillés très rapidement à la rentrée. Je dois donc travailler essentiellement à partir de questions fermées et/ou à choix multiples.

J'aimerais beaucoup avoir votre avis concernant ce travail en cours :

– Pensez-vous que d'autres paramètres auxquels je n'aurais pas pensés ont également une incidence sur la réussite des étudiants ?

– Auriez-vous des suggestions de questions (ou de manières de m'y prendre) pour construire mon questionnaire ?

 

Je vous remercie d'avance pour l'aide que vous voudrez bien m'apporter,

A bientôt,

Hélène

18 thoughts on “Réussir ses études supérieures : ce qui fait la différence”

  1. S'est il fixé un objectif de réussite ? en terme de place dans le classement ? en terme de notes ? En terme dacers a une filière ? Aime – t'il la réussite ? Ou est ce plutôt un truc de vieux ou pour plus tard ? 

    A-t-il créé un groupe de révision avec des copains ? Qu'attend t'il de ses rencontres ? Des opportunités d'amusement et de sorties ? De drague ? D'ouverture culturelle ? De découverte intellectuelle ?  

    1. Merci ! ce sont effectivement des éléments importants : l'étudiant accorde-t-il de l'importance à la réussite scolaire ? Par contre, il me semble que l'on peut "réussir" (sans forcément être le meilleur) sans pour autant se situer dans une dynamique de compétition (classement, notes…). Mais peut-être voulez-vous simplement interroger si l'étudiant a développé ou non une envie de progresser, ce qui ne se fait par nécessairement en comparaison avec d'autres. 

      Concernant le travail en groupe, il me semble que c'est un facteur favorisant mais pas discriminant (certains étudiants travaillent seuls et s'en sortent très bien). Par ailleurs, la majorité des étudiants qui vont arriver en septembre ne vivra plus pour la première fois dans leurs région d'origine. Il n'auront pas encore eu le temps de se constituer un groupe d'amis, pour travailler comme pour s'amuser. Mais c'est tout de même intéressant de mesurer quelles sont les intentions des étudiants de ce point de vue-là. C'est ce que j'essaye d'inclure dans la partie "environnement relationnel satisfaisant".

      Je vous remercie infiniment pour votre commentaire !

      à bientôt,

      Hélène

      1. Bonjour Hélène,

        Je suis étudiante en sciences biomédicales. J'ai eu un échec en médecine, ensuite j'ai postulé à la fac de bio et ils m'ont refusé avec le motif qu'il n'y a pas assez de place. Je suis allée à défaut en fac de sciences de la terre des planètes et de l'environnement en pensant repostuler en bio l'année d'après. J'ai dû faire ma L1 et ma L2 dans cette filière car j'avais des matières à rattrapper à cause du manque de motivation, ça m'a obligée à rester bloquée jusqu'à tout valider. J'ai repostulé aprèsen bio, sauf qu'ils ont réitéré le même motif, j'avais alors compris que ce n'était plus la peine d'insister. Ensuite grâce à un amis j'ai eu l'idée de partir en Belgique pour étudier les sciences biomédicales. Sauf que voilà, on ne m'a accepté qu'en première année sans tenir compte de tout ce que j'ai déjà validé. Je me retrouve parmis des étudiants de première année alors que j'ai 23 ans et que je réfléchis comme quelqu'un qui est en master. Je n'arrive pas à aller à tous les cours, à me faire des amis de mon âge…ect et en plus j'ai quitté ma famille et mes amis. Et je ne suis toujours pas lancée dans mon projet puisque j'ai l'impression de faire du sur place.

        J'en viens à votre questionnaire: si vous pouviez demander si les étudiants on vraiment choisis là où ils sont, s'il sont là suite à une réorientation, et si oui quel âge ils ont, est ce qu'il sont satisfais des matières qui composent leur cursus, est ce qu'on a mis en valeur leur acquis, est ce qu'il souhaiterais ajouter des matières optionnelles, est ce qu'il souhaiterai être mis en relation avec leur ainés des années suivantes (pas forcément dans le cadre d'u tutorat mais plutôt dans la convivialité de mannière semi-informelle en quelques sortes) de façon à créer des liens au sein de la fac entre les étudiants. Je pense comme vous que l'isolation peut avoir un impact très négatif sur la motivation à la réussite. J'ai moi même un tissus social très délétère et je vois ma motivation baisser de jour en jour alors qu'après tant d'année j'ai finis par être acceptée dans la fillière où je voulais être si bien que maintenant je me demande presque si c'est ça que j'aurais dû faire. 

        Si vous pouviez demander si les étudiants ont des difficultés financières, et comment ils font pour y remédier. Est ce qu'il ont du mal à s'insérer dans le monde du job étudiant où l'on s'attend sans arrêt à ce que l'étudiant aie un profil commerciale, qu'il soit extraverti, vendeur, sûr de lui, présentable et élégant et tout cela…

        En espérant que mon parcours puisse vous fournir des éléments pour votre questionnaire

         

        1. Bonjour,

          Je vous remercie infiniment pour votre témoignage. 

          Vous avez raison, avoir les ressources financières pour subvenir à ses besoins de base et avoir un environnement relationnel satisfaisant est primordial pour s’impliquer sereinement dans ses études. Plus j’écoute les étudiants, plus ce point me paraît essentiel. Vous expliquez d’ailleurs particulièrement bien comment le fait d’étudier ce qui nous intéresse vraiment n’est finalement pas suffisant. Merci.

          Avez-vous pensé à créer des liens avec d’autres personnes en-dehors de l’université ? Par exemple, adhérer à une association ou pratiquer des activités avec des personnes de la ville qui ne suivent pas forcément les mêmes études que vous. Les université proposent également du sport et des activités culturelles où vous rencontrerez des étudiants qui ne suivent pas le même cursus que vous, ni au même niveau, et qui s’intéresseront par contre aux mêmes choses que vous (en-dehors des études) et auront le même âge.

          Qu’en pensez-vous ?

          A bientôt,

          Hélène

  2. Je pense également à la gestion du stress, à la pression qui repose sur les épaules des étudiants, ne serait-ce que par rapport à ce que coûte, aux parents, une année d’études supérieures.
    Bravo pour votre blog, ils ont de la chance, vos étudiants!

    1. Bonjour,

      Effectivement, la gestion du stress est une donnée importante. Il se manifeste d’ailleurs de diverses manières : problèmes de concentration pendant les examens, insomnies ou difficulté à se coucher tôt, inquiétude concernant l’avenir… Ce que vous dites concernant le rapport à la famille revient également régulièrement dans le discours, notamment pour les étudiants dont les parents financent l’appartement, l’alimentation, les loisirs… Ils ont alors parfois du mal à remettre en question un projet de formation « raisonnable » (en termes de débouchés et d’assurance de trouver un emploi stable et bien rémunéré), même s’il ne leur correspond pas.

      A bientôt,

      Hélène

  3. A première vue, il me semble que l'essentiel des thèmes est présent. Derrière ce que dit l'autre "Anne", il y a peut-être une/deux questions à poser sur les conditions financières et matérielles ainsi que sur les éventuels problèmes de santé : ce peut être des freins à la réussite. Le plus difficile sera certainement de trouver des questions dont la formulation n'induit pas trop les réponses. C'est sûrement plus facile pour l'attitude scolaire, l'organisation que pour le projet professionnel. Je suis sûre que tu as prévu de faire tester ton questionnaire sur diverses personnes, dont des étudiants de ton établissement ?

    Bon courage à toi !

    1. C’est vrai que je n’ai pas fait apparaître explicitement les conditions matérielles : emploi à temps partiel, appartement chauffé, alimentation diversifiée du fait d’un budget suffisant… Ce sont des paramètres qui concernent peu les étudiants de mon université, mais qui restent essentiels dans les universités en général pour expliquer l’échec de certains étudiants.

      Merci !

  4. Bonjour,

     

    Je ne sais pas s'il sera évident d'avoir une réponse "justifié" dans les premières semaines. Les nouveaux étudiants n'auront pas le même point de vue sur leur indépendance vis-à-vis des parents la première semaine et le mois suivant ! D'où l'importance de réflechir à la manière de formuler la question.

    Le stress comme le dit "Anne" est un bon point à demander, et en général, les étudiants en sont conscients (ne serait-ce qu'en prenant l'exemple du BAC). En revanche, il sera encore très important de formuler la question d'une manière non intrusive. Qui va parler du stress, dans un questionnaire, la première semaine arrivé en conditions inconnues, à une inconnue ? Selon la formulation de la question, cela ne posera aucune difficulté.

    Vous pouvez tout simplement demander aux étudiants s'ils seraient interessé par ce type d'aide-formation. En mentionnant bien sur que ce n'est pas rédhibitoire. Vous verrez peute etre déjà une partie de ceux qui seraient receptif ou non a ce type de formation.

    Il peut être interessant de sonder le recul des étudiants sur leur dernières années de formation : le lycée (ou les études pour d'autres, ce serait d'ailleurs interessant de savoir si les étudiants viennent du lycée ou non, de l'étranger, ou non). C'est finalement, réutiliser l'expression "branleur doué" : l'ont-ils été au paravent ? Vous pouvez alors faire le lien avec le niveau académique : un branleur doué avec 11 au bac ou avec 15 au bac ? Un acharné doué avec 11 ou 15 ?…

    Enfin, il y a des questions, où malgré tout, on peut attendre des réponses. Le projet professionnel, vous aurez trois groupes qui se déssineront je pense : une minorité qui sait de quelle manière ils vont se servir de leur formation d'ingénieur. Une minorité qui ne voulait pas suivre leur formation. Une majorité qui n'a pas du tout défini son projet professionnel au sens d'une école d'ingénieur.

    PS : je réflechis pour un titre mais sans avoir lu le livre. Ce qui se fait pas mal est de prendre une proposition d'un exemple caractéristique du livre qui renseigne sur le type de l'oeuvre mais qui intrigue tout de même. J'aime aussi beaucoup les references au latin, ça donnerait pour un traité : "l'art d'apprendre" mais je reconnais que ce n'est pas très vendeur :/ . Je continuerai d'y penser de temps à autres.

    1. Bonjour Maxime,

      Je pense que je vais vous prendre comme consultant sur ce projet ! (si vous en êtes d’accord évidemment)

      Vous avez de très bonnes idées : demander aux étudiants lesquels sont intéressés par cet accompagnement (j’y avais également pensé), les inviter à s’appuyer sur leur expérience du lycée (ça c’est une excellente idée à laquelle je n’avais pas pensé), 

      A bientôt,

      Hélène

      1. Bonsoir,

         

        Consultant, ça paye bien ? On peut devenir célèbre ? Sinon, aucun interêt ! Non, serieusement, Je serai ravi d'apporter mon aide !

         

        (en remarque à ce qu'a dit chayaboo) C'est vrai que pour les quelques questions ouvertes que vous poserez, il faut non seulement que les réponses soient possiblement courtes et instructives (très compliqué) : trouver le compromis entre le simple "oui/non" et la dissertation. Au moins, en général, les étudiants n'écrivent qu'assez rarement des romans. Pour ce qui est de la déterminante familiale, je ne connais pas du tout, cela se rapproche-t-il de la determination sociale en certains sens ? Des parents qui ont suivi des études longues n'auraient pas le même discours que ceux n'en ayant pas suivi ?

        Dans une question banale, pourquoi avoir choisi cette formation (banale mais très dangereuse), vous en aurez qui répondront :

        -> je ne l'avais choisi qu'en 19eme position APB (voila pourquoi c'est dangereux : à peine arrivé, déjà brimé…)

        -> une des écoles d'ingé post bac renommé plutot qu'une prépa

        -> par défaut, avec un bon niveau

        -> surement plein d'autres possibilités qui ne me viennent pas à l'idée en ses heures si tardives

        Et là, vous n'aurez pas forcément d'information sur l'aspect décisionnel. (Qui a permis d'arriver jusqu'à cette décision ?) Tandis que si vous demandez par exemple, "avec quelles personnes avez vous discuter de votre orientation en école d'ingé post bac ?" Les réponses commenceront à être plus interessante (mais aussi plus complexes) :

        -> proches (parents, famille) : oui mais parce que "parents poules qui décident pour vous" ou "parents avec qui j'ai (moi) eu la démarche de discuter et d'argumenter" ou l'on commence à voir une certaine maturité ou immaturité.

        -> professeurs, CIO : oui mais "par défauts, il faut demander a quelqun" ou "moi, j'ai eu la démarche de discuter et d'argumenter sur mon orientation avec des personnes qui étaient en mesure de le faire"

        -> recherches sur internet..

        D'où viendrait une question du style, de quelle manière cela s'est fait : 

        -> naturellement, j'ai discuté avec la personne en question

        -> cela est partis sur des points de vues divergents, moi vs parents (ou parfois moi vs professeur)

        -> je me suis d'abord tourné vers untel pour avoir des informations en vue d'une reflexion, etc…

        Et de cette manière, là, vous pourrez remonter à des informations que vous ne trouverez pas en n'utilisant qu'une seule question à choix multiple. Vous pourriez directement poser la question : "Quelle a été votre démarche vis à vis de vos proches pour définir votre orientation ?" mais sans enchainement de question, l'étudiant ne saurait pas forcément ou vous voulez en venir et serait plus "perturbé" par une question qui tombe
        comme un cheveu sur la soupe".

        S'il fallait résumer, ce serait finalement définir des questions qui amènent à d'autres questions restreignant petit à petit le domaine de réponse (pour arriver à une information plus précise).

        C'est un peu la méthode d'un jeu qui existait sur Internet ou vous pensiez très fort à une personnalité, répondiez à des questions (a propos de la personnalité) et au fil des réponses que vous donniez, l'ordinateur vous donnait le nom de la personnalité a qui vous pensiez. Et si la personnalité n'existait pas encore dans la base de données, vous enregistriez une question avec une réponse permettant de séparer votre personnalité de celle donnée par l'ordinateur. Au fil des questions, vous diminuiez les personnalités connues de la base de données. Il m'aura bien fallu dix bonnes minutes pour retrouver ce satané mot : dichotomie…

         

        Le rapprochement entre le jeu et votre questionnaire peut etre fait, non pas parce que les étudiants répondant à votre questionnaire vont affiner leur réponse (séparant à chaque fois leur mémoire en deux), mais parce qu'ils vont comprendre la démarche que vous avez voulu suivre en posant telles questions les unes à la suite des autres.

         

        PS : "apprendre à comprendre : mode d'emploi". En reflechissant, c'est sur que vouloir inclure "apprendre", "comprendre, "lycée", "université", "démarche personnelle" dans un seul titre, vous ne pourrez pas faire un titre en deux mots… A moins de trouver un mot englobant le tout ou de créer un mot-valise : "la compréhension réfléchie", mhhh "la réfléhension" ! Du coup (pour rire), ça donnerait : "la réfléhension à l'unycée" (deux mots, hors préposition !)

         

        Cordialement,

        Maxime

        1. Bonjour Maxime,

          La réfléhension, j’aime bien 🙂

          Je vous remercie pour vos conseils. Je vais avancer un peu dans mon questionnaire et je reviendrai vers vous.

          A bientôt,

          Hélène

  5. Bonjour,

    il me semble qu'il existe un facteur déterminant et plus difficile à évaluer. Il s'agit ce que je qualifierait du discours familiale produit autour de la question du savoir, de l'apprentissage. Comment ce discours s'est inscrit dans l'histoire du sujet. Serge Boimare, étudie ces questions et a notamment travailler sur la peur d'apprendre. Ainsi dit-il "penser est un exercice périlleux pour ceux qui sont arrivés à un équilibre précaire en fermant les issues pour ne plus voir ce qui leur fait peur". (2002).

    1. Bonjour,

      Vous avez complètement raison. L’histoire et les représentations familiales influencent beaucoup l’implication dans un cursus d’études…et donc la réussite. J’aborde ces contradictions dans le cadre des entretiens individuels que je mène avec les étudiants qui me sollicitent, de manière facultative, pour aborder le sujet. Je rapporte plusieurs exemples des difficultés que vous décrivez dans les articles que j’ai publiés sur le projet professionnel et dans les articles de la catégorie « comprendre ses contradictions ».

      Evidemment, il s’agit de paramètres quasiment impossibles à appréhender dans le cadre d’une investigation quantitative de type « questionnaire ». Je vais néanmoins tenter d’aborder un peu les choses dans la partie consacrée au projet professionnel et à la motivation.

      Merci à vous,

      Hélène

  6. Bonjour,

    Personnellement, je dirai aussi que l’entourage a un impact sur la réussite de l’étudiant. Par exemple, si des parents ou un prof ne croit pas dans les capacités de l’étudiant (montré ostensiblement ou pas) à un moment c’est dur de lutter seul quand le projet est difficile donc on finit par abandonner. Même s’il faut croire en soi même c’est assez difficile quand déjà à la base personne ne croit en votre potentiel. C’est comme un cercle vicieux. Comme personne ne vous transmet la confiance, vous perdez confiance et donc vous ratez et après on vous fait encore moins confiance et ça ne fait que renforcer ce manque de confiance.

    Cordialement.

    1. Bonjour Sandrine,

      Je souscris entièrement à votre argument. Votre analyse se vérifie tout particulièrement dans les premières années d’études supérieures (et encore davantage avant, à l’école primaire, au collège et au lycée).

      Cela met en évidence combien la relation aux enseignants, et la confiance qu’ils ont en la capacité de leurs étudiants à réussir, est primordiale.

      A bientôt,

      Hélène

       

  7. belle analyse, merci c’est vrai que pour réussir aprés le lycée je dirai surtout qu’il faut etre constant dans le travail, et puis pas se laisser déborder, faire preuve de rigueur et ne pas se laisser happer également par la sensation de liberté , genre ca y est on est plus chez papa et maman lol

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