Etre étudiant, et se sentir seul…

L'année dernière, un étudiant n'est pas venu à mon premier cours et est arrivé en retard au second…

Un mois après la rentrée, un collègue enseignant me disait qu'il trouvait ce même étudiant complètement "à côté de ses pompes". Il arrivait systématiquement en retard, ne faisait pas ses exercices et obtenait des notes exécrables aux examens.

A la fin du premier semestre, il avait raté toutes ses UV (oui, oui, toutes). Et l'ensemble de l'équipe enseignante s'accordait pour dire qu'il n'avait pas du tout sa place dans ce cursus, qu'il était désorganisé, peu investi et même carrément paresseux et j'm'en-foutiste.

J'ai toujours un pincement au coeur quand mes collègues sont pessimistes concernant un étudiant (voire méprisants…). J'avais beau n'avoir aucune information susceptible de changer l'image que celui-ci donnait de lui, le considérer comme "irrécupérable" était simplement impossible à envisager pour moi.

Et il se trouve qu'il m'a sollicitée pour un entretien individuel à la rentrée du second semestre.

Comment comprendre le sentiment de solitude éprouvé par certains étudiants ?

Nous avons discuté longuement pour comprendre ensemble d'où venaient ses difficultés. Et il m'a aidée à prendre conscience de ce qui peut amener certains étudiants à s'isoler des autres, perdre le goût d'apprendre, se démotiver et finalement s'engager dans un engrenage de difficultés qui semblent rapidement insurmontables.

  • Quitter ses proches

Chaque année, je rencontre des étudiants qui vivent très difficilement le fait d'habiter dans une ville éloignée de leurs proches.

Lorsque l'on a une relation très forte avec ses parents ou que l'on vit seul avec sa mère ou son père depuis plusieurs années, la séparation peut en effet être brutale. Je me souviens par exemple d'une étudiante qui s'inquiétait constamment de savoir si sa mère s'en sortait sans elle. Un autre pensait à son petit frère qui devait affronter seul les conflits et disputes incessants qui opposaient leurs parents.

Ces préoccupations ne sont pas simplement le fait d'une relation qui serait trop "fusionnelle" et inviterait donc à penser qu'il faut bien un jour "couper le cordon" et voler de ses propres ailes. Les relations familiales sont le lieu de difficultés complexes, qu'il convient d'appréhender avec beaucoup d'attention et de respect pour les personnes concernées.

Dans mon Université, plus de 80% des étudiants de première année vivent seuls pour la première fois, et doivent déménager pour suivre leurs études dans une ville éloignée de leur région d'origine. Ainsi, ce ne sont pas simplement de leur famille qu'ils s'éloignent, mais également de leurs amis, de leur quartier et de toutes les habitudes rassurantes qui faisaient leur quotidien.

Il faut du temps pour apprivoiser son environnement et retrouver ses marques, repérer les trajets pour aller en cours, faire ses courses ou se rendre au lavomatic. Où se sent-on "chez soi" ?

C'est ainsi qu'un étudiant qui avait obtenu un DUT à Dijon et qui s'était inscrit dans une école d'ingénieur à deux heures de trajet ne parvenait pas à "poser ses valises" dans sa nouvelle Université. Pendant deux ans, il avait investi cette ville, s'y était fait des amis, avait intégré une équipe de handball et avait rencontré sa petite amie. Trois semaines après la rentrée, il ne rêvait qu'à retrouver sa vie d'avant : toute la semaine, il ne pensait qu'au vendredi soir et au train qui le ramènerait enfin "chez lui". Il continuait à participer aux matchs avec son équipe de hand et échangeait des SMS à longueur de journée avec sa copine.

Comment avoir envie d'aller vers les autres, créer de nouvelles amitiés et s'investir dans son projet d'études si l'on ne se sent pas bien où l'on est ?

  • Se sentir débordé par la gestion du quotidien

Loïc, l'étudiant que j'ai rencontré en entretien après son premier semestre "raté", m'a expliqué qu'il rentrait chez lui sur Paris tous les week-ends. Il ne se sentait pas bien dans son studio : les voisins étaient bruyants et un dégât des eaux lui gachait la vie depuis plusieurs semaines.

Je pouvais facilement envisager en quoi son salon inondé pouvait ne pas lui donner envie de rentrer chez lui, voire de fuir autant que possible.

Il m'expliqua qu'il lui avait fallu du temps avant de comprendre ce qu'il devait faire : qui contacter au sein de l'agence de location ? Comment faire jouer son assurance ? Comment et quand prendre un rendez-vous avez un plombier sans pour cela rater des cours ?

Il ne s'était jamais retrouvé à devoir gérer de telles situations.

Lorsque je pose la question aux étudiants de savoir qui s'occupe de laver leur linge, beaucoup avouent rapporter tous leurs vêtements sales chez eux chaque week-end : "c'est cher d'aller à la laverie", "ça prend du temps d'attendre que la machine tourne", "je ne sais même pas comment fonctionne une machine à laver, quelle lessive prendre, comment la doser…".

Tous les étudiants inventent des stratégies particulières pour apprendre à gérer les tâches et les imprévus du quotidien auxquels ils n'avaient jamais eu à faire face jusque-là.

Comment faire en cas de coupure de courant ? Comment faire des courses pour une semaine (et non pour deux repas seulement) ? Comment dépenser progressivement l'argent de son budget afin de tenir un mois complet ? Etc.

Cet apprentissage est souvent chronophage pour des étudiants novices en la matière. Mais si vous ajoutez à cela le sentiment de ne pas être à sa place dans la formation qui a été choisie, les difficultés peuvent rapidement s'accumuler de manière inquiétante.

J'aimerais également dire un mot des adultes qui reprennent des études après une première expérience professionnelle plus ou moins longue. Ce sont alors d'autres contraintes afférentes à la gestion du quotidien qu'il faut prendre en compte : les enfants, le conjoint, la préparation des examens en même temps que celle du repas, la préservation d'un espace de travail qui permet la concentration au milieu des sollicitations diverses de l'entourage…sans parler de la difficulté intrinsèque d'avoir à se remettre dans des apprentissages scolaires après des années passées à exercer sur le terrain ou à s'occuper de sa famille.

  • Ne pas se sentir à sa place dans le cursus d'études que l'on a choisi

Loïc voulait être ingénieur, mais dans une spécialité qui n'était pas proposée dans l'école qui l'avait accepté.

Il pensait tout d'abord obtenir des résultats très satisfaisants, dans le but de faire une demande d'admission à Bac+2 dans une nouvelle école qui proposerait la spécialité en question. Mais les semaines passant, il s'est aperçu qu'il allait avoir du mal à obtenir de bonnes notes, et même tout simplement ses UV.

Les efforts à fournir allaient être conséquents.

Mais comment s'investir quand on ne pense qu'à partir ailleurs ? Si vous n'êtes pas bien dans votre appartement, que votre famille et vos amis vous manquent au point de ne penser qu'à eux et que vous rencontrez des difficultés de compréhension dans les matières que vous suivez….où trouver la motivation pour vous lever chaque matin ?

Certains étudiants choisissent de s'inscrire en école d'ingénieur parce qu'ils visent la sécurité de l'emploi et un poste bien rémunéré. Lorsque l'on approfondit un peu avec eux leur projet, ils reconnaissent parfois que leurs véritables motivations sont ailleurs. Certains auraient aimé faire des études en sciences humaines, en droit ou en design.

Mais quels sont les débouchés de ces filières ? Donnent-elles l'assurance de trouver un emploi ? Permettent-elles d'accéder à des postes socialement valorisés en termes de salaire et de responsabilités ?

C'est bien souvent pour privilégier certaines valeurs ou aspirations, ou pour rassurer les parents, que nous optons pour certaines écoles ou certaines formations. Pourtant, les étudiants qui ont renoncé un peu trop vite à leurs premières envies les voient parfois (pour ne pas dire souvent) ressurgir quelques semaines après le début des cours.

Il arrive que les différents projets d'études d'un étudiant soient plutôt équilibrés en terme de motivation, et que les possibilités offertes par le cursus choisi soient à la hauteur de ce à quoi l'étudiant aspire pour lui-même. Les projets évoluent en effet au cours d'une scolarité et de nombreuses opportunités se dessinent au fur et à mesure que l'on découvre des voies, des métiers ou des misssions dont on ignorait jusque-là l'existence.

Il m'arrive cependant régulièrement d'accompagner des étudiants dans des projets de réorientation, à la fin du premier semestre…ou du second. Je pense à une étudiante qui voulait étudier la biologie alors que l'école ne proposait pas cette branche : elle s'est inscrite en fac de bio au mois de février et a intégré une école d'ingénieur qui proposait cette option à la rentrée suivante.

Loïc voulait quant à lui s'orienter dans le génie civil, une spécialité qui n'était donc pas proposée dans l'Université où il était inscrit. Il était pourtant déterminé à rejoindre une école après avoir validé les deux premières années du cursus, mais ses difficultés de compréhension ont eu raison de lui.

  • Se heurter à des difficultés de compréhension

Les difficultés d'apprentissage me semblent être un obstacle qui peut amener de nombreux étudiants à s'isoler des autres.

L'année dernière, au second semestre, une étudiante a exposé dans l'un des groupes que j'accompagnais qu'elle s'imposait de ne demander d'aide à personne parce qu'elle aurait eu l'impression de ne pas vraiment réussir par elle-même.

Les autres étudiants l'ont regardé un peu interloqués.

Elle a alors raconté que parfois, ses parents lui avaient donné un coup de main pour des projets qu'elle devait rendre, et qu'elle s'était sentie dépossédée de son travail. Depuis qu'elle s'organisait seule pour sa scolarité, elle prenait donc sur elle de faire tous les efforts sans aide pour ne devoir ses résultats qu'à elle-même.

On pouvait sentir à sa voix qu'elle avait le coeur gros et que cet isolement qu'elle s'imposait lui pesait beaucoup. Elle avait obtenu des résultats très moyens au premier semestre, et son second semestre était décisif.

Un étudiant osa alors prendre la parole. Tu sais, dit-il, travailler en groupe ne veut pas dire que ce sont les autres qui font ton travail. On se motive tous les uns les autres. Certains maîtrisent mieux certains cours et expliquent aux autres, et parfois c'est le contraire. On serait peut-être bien content nous, que tu nous expliques ce que tu as compris. Et quand on bloque, ça permet d'être à plusieurs pour chercher, pour se donner des idées et pour se motiver.

On est trois à se retrouver tous les vendredis après-midi pour travailler à la bibliothèque, lui dit-il. Est-ce que ça te dirait de venir avec nous ?

C'est ainsi qu'une collaboration de travail très fructueuse débuta l'année dernière. Et tous les étudiants de ce groupe, qui avaient obtenu des résultats peu encourageants au premier semestre, passèrent finalement ensemble en deuxième année.

Loïc (comme l'étudiant de Dijon), n'a pas eu le courage d'aller vers les autres pour mettre toutes les chances de son côté. Il se sentait trop dépassé par le rythme des cours, la gestion de la vie quotidienne et l'absence d'intérêt qu'il ressentait quand il allait en cours. Nous avons donc travaillé ensemble à son projet de réorientation.

Il savait déjà ce qu'il voulait faire : du génie civil.

Je lui ai donc listé une série de démarches à entreprendre pour réaliser son projet. Il s'était aperçu que l'école d'ingénieur en cinq ans lui demandait un travail qui ne le motivait pas, notamment parce que les matières restaient trop générales et insuffisamment appliquées à son goût. Son niveau était en plus un peu juste pour suivre sereinement. Il s'est donc renseigné sur les IUT qui proposaient des DUT de Génie civil autour de chez lui, à Paris.

Il s'est rendu aux journées portes ouvertes, a posé des questions sur les UV à suivre et les stages à réaliser, a discuté avec d'anciens étudiants pour avoir une idée très précise du cursus. Rassembler toutes ces informations lui a permis de rédiger une lettre de motivation exemplaire, dans laquelle il a expliqué les raisons qui l'avaient conduit à envisager une réorientation et les motivations qui l'avaient amené à choisir un DUT. Il a également pu mettre en évidence les critères qui l'amenaient à demander une inscription dans cet IUT en particulier, en citant les noms des personnes qu'il avait rencontrées.

Dès l'instant où les choses étaient lancées et que Loïc avait pris la décision de quitter l'école, il s'est révélé un étudiant sérieux, fiable et déterminé. Comme quoi les circonstances comptent beaucoup, et l'image que l'on renvoie parfois ne correspond pas forcément à ce que l'on est au fond de soi.

 

40 thoughts on “Etre étudiant, et se sentir seul…”

  1. J'ai été cet étudiant solitaire qui ne venait plus en cours et qui ratait tout, avec le recul je comprends mieux pourquoi, le système scolaire n'était tout simplement pas fait pour moi, j'était malheureusement trop jeune à l'époque pour  exprimer mon ininteréssement, je ne comprenait pas vraiment ce qui m'arrivait.
    Si j'avait la possibilité de remonter le temps, je demanderai a mes parents de me sortir du système scolaire le plus rapidement possible, je regrette tellement de ne pas avoir fait un CAP de patissier , me voici avec un Bac Scientifique totalement inutile. Heureusement pour moi j'ai eu de la chance, j'ai monté ma société, en fait mon véritable problème était que j'était trop indépendant, même très jeune, et je n'ai pas envie que l'on me dicte ce que je doit faire ( ce qu'est finalement l'école, apprentissage d'une autorité supérieure sans possibilité de contester quoi que ce soit, même si le prof à tord. )

    ps : votre plugin comment luv est cassé

  2. Bonjour,

    Je trouve votre témoignage très intéressant.

    J'ai travaillé pendant quatre ans dans une école d'éducateur ayant la pédagogie active comme socle de son projet d'établissement. Les étudiants étaient constamment sollicités pour partager leur expérience, monter des projets et chercher par eux-mêmes les réponses aux questions qu'ils se posaient. La majorité était d'ailleurs des adultes ayant plusieurs années d'exercice professionnel derrière eux, et donc une expérience significative dans le champ du travail social.

    Peut-être qu'une approche pédagogique moins classique et plus axée sur votre envie d'apprendre par vous-mêmes vous aurait permis de donner toute votre mesure. J'aime bien travailler avec des étudiants qui ne se contentent pas de ce qui leur est dit dans un cadre magistral : ils discutent, commentent, contestent. C'est aussi cela l'enseignement, pas seulement une transmission unilatéral d'un enseignant tout-puissant vers des "inférieurs" qui n'auraient rien à dire.

    Je reconnais qu'en tant qu'enseignante, c'est très difficile d'intégrer les remarques et les critiques. Mais c'est également ce qui rend ce métier passionnant.

    A bientôt,

    Hélène

    Désolée de ne pas vous avoir répondu plus tôt concernant le plugin… en fait, sur mon site, le lien vers votre site est bien valide lorsque l'on clique sur votre nom…Par contre, il semble en effet impossible de notifier votre dernière publication…Je vais voir si je peux régler ce problème (merci de me l'avoir notifié).

    1. Merci pour votre réponse, j'ai eu la chance de voyager et d'habiter pendant 3 ans aux états unis et j'ai été émerveillé de voir des écoles alternatives ou on faisait place à la créativité plus qu'à l'apprentissage bête et méchant de manuels scolaires. J'ai vraiment adoré ce système qui m'a vraiment ouvert les yeux sur la rigidité du système scolaire français.

      PS : votre plugin fonctionne , félicitations vous l'avez réparé.

    2. Bonjour! Je suis une jeune fille habite a Avignon, je voudrais fair un formation Bac Acceuil Clientel à formaposte pour mois de septembre 2013. Mais il faut passe une teste d'éntre et il faut explique pourqua je voudrais travaile a la poste, et je ne sais pas comment fair un texr. Est ce que vous pourrez me aide? merci

       

  3. Merci pour ce témoignage, j'ai un fils qui a 14 ans et je suis divorcée. Donc nous avons l'habitude de vivre à 3 (j'ai une fille de 11 ans). Et j'appréhende le jours ou mon fils devra s'éloignée pour faire ces études. C'est bien qu'il y ait des personnes comme vous qui vous inquiétez de ce que vive les étudiants, ce serait bien que d'autres professeur le face aussi. Ou effectivement sensibiliser les autres élèves, pour qu'il s'entraide et ne laisse pas un étudiant s'isoler petit à petit, car il n'arrive pas à gérer sa nouvelle vie, loin de ces proches. J'espère arriver à préparer mon garçon, pour qu'il vive au mieux ces changement et cette séparation.

  4. Je me suis coupé de bien des opportunités par peur de m'éloigner de ma cellule familiale. Avec le recul je le regrette un peu. Mais à l'époque, je n'étais pas prêt à 18 ans de partir ainsi loin de chez moi. Je nous trouve pour la plupart bien immature encore à cet âge-là et pas forcément prêt à vivre de telles expériences sans aucune préparation au préalable (pression, stress, éloignement…). Je comprends que certains s'enlisent petit à petit et se sentent esseulés. Heureusement qu'il y a des enseignants qui les entendent et peuvent leur venir en aide !

    1. Bonjour,

      Vous pensez que cela aurait pu vous aider de parler de tout cela avec quelqu’un à l’époque ?

      Quel type d’accompagnement vous aurait été bénéfique ? 

      A bientôt,

      Hélène

  5. J'étudie à Genève, en Suisse et je n'ai vraiment personne ici ( ni famille , ni amis proches) . Les études sont très dures (Pharmacie) et l'ambiance au sein des amphis n'est pas vraiment marrante (Profs qui critiquent les étudiants, éjection de plusieurs personnes suite à des rattrapages ratés etc, etc…), ce qui empêche une véritable solidarité entre les étudiants. Ca va , je suis en 3ème année je m'accroche , mais n'empêche que les weekends il m'arrive d'avoir des crises d'angoisse et de pleurs à cause du fait que j'ai toujours entretenu une relation très forte avec mes parents et avec mon pays d'origine (Maroc).  Je me dis que ça m'apprendra à appréhender des situations dures dans le futur et me permettra d'acquérir de la maturité, idée qui me permet de rester forte et de ne pas complètement sombrer. Il est vrai qu'à plusieurs reprises je n'ai qu'une seule envie (retourner chez moi ) mais il y a une espèce de fierté et de volonté de réussir ma vie et mes études qui me permet de résister à la solitude malgré tout. Merci pour l'article , j'ai l'impression que vous avez tout cerné du problème et je vous admire en tant qu'enseignante qui essaye de comprendre les étudiants dans le sens où vous arrivez à percevoir que certains étudiants peuvent vraiment souffrir dans leur vie personnelle. ;))))

    1. Bonjour,

      Je vous remercie beaucoup pour votre témoignage. Je trouve que vous arrivez à mobiliser des ressources tout à fait étonnantes pour supporter et faire avec la douleur que génère votre situation : votre détermination à passer les difficultés même si c’est dur, votre confiance dans le fait que cette expérience vous rendra plus forte.

      Je me demande cependant si l’isolement doit absolument faire partie de votre parcours. Pourquoi faut-il que vous affrontiez tout cela toute seule ?

      Je comprends tout à fait comment le système d’enseignement empreint de compétitivité, de mise en rivalité des étudiants les uns avec les autres et l’attitude méprisante de vos encadrants peut générer ce sentiment que finalement, c’est « chacun pour soi ».  Mais n’existe-t-il pas des associations (sportives, artistiques ou autre) dans votre université qui permettent aux étudiants de se retrouver pour échanger et nouer d’autres types de solidarité ?

      Il y a forcément dans votre entourage d’autres étudiants qui doivent vivre une expérience similaire à la vôtre. Les avez-vous rencontrés ?

      Vous pouvez également lire l’article « Partageons nos expériences sur le stress ». Je pense que les témoignages qu’il comprend pourront vous intéresser. 

      Merci et à bientôt,

      Hélène Weber

  6. Après le Bac, je me suis dirigée vers des études de droit. Mes parents m’ont légèrement influencé vers cette voie. Les premiers mois ont été difficiles.
    Au fur et à mesure, ce fut un véritable parcours du combattant pour arriver en classe de TD et en Amphi.
    La solitude. Le trajet pénible à supporter chaque matin et soir, le manque d’intérêt aux matières abordées. Les comportements déplorables des professeurs à l’égard des élèves, et l’atmosphère de rivalité entre les étudiants, furent un facteur de démission.

    De plus, mes notes étaient lamentables. Pourtant je travaillais énormément. Je changeais de méthode quand cela ne fonctionnait pas. J’essayais de me forcer pour ne pas décevoir mes parents. Cependant, j’avais toujours ce malaise en moi.

    Un déclic s’est produit quand j’ai demandé des explications sur une de mes copies à ma chargé de TD de droit civil. Après une longue explication, elle m’a dit: « Vous allez redoubler vu vos notes. Mais vous avez énormément de volonté. Alors ne lâchez pas prise si c’est un métier juridique que vous visez »… « Ce n’est pas une honte de redoubler »
    Cela ma fait réfléchir. Le redoublement ne me faisait pas peur. Mais, je ne me voyais pas travailler dans un domaine juridique.
    Bref, j’ai pris du temps à me trouver.

    La peur de se retrouver sans emploi, d’échouer, de décevoir, nous pousse à aller dans des voies qui ne nous sont pas forcément destinées. Je remarque surtout que dans notre société, on a peur du jugement d’autrui. Alors on fait tout pour éviter les réflexions qui blessent. On s’embarque dans des études qui ne nous reflètent pas.

    Les futurs étudiants ne sont pas assez suivis. Et cela m’attriste de voir le nombre de réorientations qu’il y a en première année. Cela m’attriste encore plus de voir qu’on ne parle pas de ces étudiants qui deviennent allergiques à l’environnement scolaire au point de ne plus retourner en cours.

    PS: J’adore votre blog ! Vos articles nous donnent de l’espoir.

    1. Bonjour Fiona,

      Je vous remercie infiniment pour votre témoignage.

      Vous mettez particulièrement bien en évidence les obstacles à la réussite lorsque l’on est étudiant :

      – Une orientation qui ne nous correspond pas

      – Le sentiment de solitude

      – La distance entre les étudiants et les enseignants

      – Les mauvais résultats qui découragent

      – Le fait de ne pas bien cerner les attentes, et donc de travailler beaucoup pour peu de résultat

      Effectivement, le chômage et l’environnement social, d’une manière générale si déprimants, poussent à s’engager dans des voies dont on pense qu’elles vont nous assurer un emploi…mais c’est pour mieux déprimer de ne pas suivre un cursus qui nous motive véritablement.

      J’espère que vous avez pu vous réorienter dans un cursus où vous vous sentez maintenant à votre place.

      A bientôt,

      Hélène

  7. Bonjour,
    je suis une étudiante en Communication au Tessin,Suisse. Je me retrouve parfaitement dans votre article et dans vos témoignages. Après avoir commencé Psychologie à l’université de Genève, et m’être rendue compte que au fils des mois j’était vraiment pas à l’aise ( comme le dit le témoignage de Rita, ambiance lourde, trop de compétition,critiques des profs, pas beaucoup d’entre aide avec les étudiants), après avoir fait et rater 4 examens et après une longue dépression j’ai décider de recommencer cette année mais même si j’étudie beaucoup, je n’arrive pas à me lever chaque matin pour aller en cours à causes d’angoisses et crises de paniques. Tout au fond de moi je sais que mon rêve serait de travailler avec des enfants ou des jeunes.
    Maintenant pour pas décevoir encore plus ma famille je vais aller au bout de cette aventure (quelques matières me plaisent tout de même, j’adore le cinéma) mais je comprend tout à fait les autres étudiants qui se sentent pas à leur places, et ça serait bien que le système éducatif revoit ces priorités ( pas à tout prix apprendre 4000 pages de livres mais peut être transmettre leur passion autrement).
    Je ne nie pas que des écoles « alternatives » existent mais malheureusement à ma connaissance il y en a pas pour des « adultes » (et donc qui ont plus besoin d’aide et de cadre?) mais que pour des enfants en difficultés.
    Or comme le souligne « Estatestudent » il y existe aux Etats Unis par exemple des écoles ou’ justement on fait place à la créativité et au désir du jeune et non au besoin de l’enseignant qui doit absolument finir sa matière avant telle date et tant pis pour les autres juste par convention et pression sociale.

    1. Bonjour Lari,

      Je vous remercie beaucoup d’être venue partager votre témoignage.

      Ce que je constate, c’est que vous avez un projet (travailler avec des jeunes) et que vous n’avez pas choisi votre formation au hasard. 

      Vous décrivez un système d’enseignement qui fait la part belle aux valeurs de compétition, de rivalité et d’autonomie. Et dans ce contexte, vous ne trouvez pas les ressources relationnelles (ni auprès de vos enseignants, ni auprès de vos collègues de promo) qui vous permettraient de vous rassurer et de trouver la motivation de vous attaquer à tous ces contenus que vous décrivez comme particulièrement indigestes. 

      Vous auriez besoin d’exploiter davantage votre créativité dans le cadre de vos apprentissages, de faire davantage de liens entre la théorie et la pratique et de sentir la passion des professionnels qui vous transmettent leurs savoirs.

      Il existe des enseignants passionnés, même à l’université, et j’espère que vous en croiserez plus d’un sur votre route.

      Maintenant, comment pourriez-vous tenir davantage compte de ce dont vous avez besoin pour mieux tirer partie de votre formation ?

      Je vous conseillerais tout d’abord de vous entourer. Je suis intimement convaincue que vous êtes bien plus nombreux que vous ne le pensez à vivre les choses comme vous.

      Vous êtes-vous faite des ami(e)s dans votre formation ? Travaillez-vous seule ou à plusieurs ?

      Vous n’avez nulle besoin de rester isolée. 

      Il existe nécessairement dans votre université des activités sportives et culturelles proposées aux étudiants : un cine-club (vous qui aimez le cinéma) ? un sport qui vous correspondrait ?

      Vous y rencontrerez d’autres étudiants autour d’intérêts communs.

      Concernant vos cours et vos milliers de pages à ingurgiter, il est certain que vous ne pourrez pas changer vos profs…

      Par contre, vous pouvez envisager des stratégies de travail qui vous permettront d’exploiter votre créativité : mind maps, flash-cards, etc.

      Merci encore et bon courage,

      Hélène

  8. Bonjour,

    Au risque de répéter les remerciements des autres visiteurs de votre site, je tenais absolument à vous remercier pour cette bouffée d’air que cet article (et quelques autres) m’a offert aujourd’hui.

    Je suis une toute nouvelle étudiante dans une université de Toulouse depuis septembre. Cette ville est l’endroit où j’ai toujours vécu, je viens de la banlieue, mais je connais du monde, et ma famille est proche, c’est une chance! Pourtant je vis seule, et j’ai aussi dû m’adapter à l’université. Quel bonheur de trouver vos articles qui parlent de vos propres expériences, ou même de ce que vous vous efforcez de mettre en œuvre!

    J’ai toujours pensé que permettre aux étudiants de s’exprimer, de parler de leurs expériences et de réussir à comprendre leurs points forts et leur manière de fonctionner était quelque chose d’essentiel dans les études. Pourtant bien peu de formations offrent cette possibilité, et dans le peu de cours de « soutient » auxquels j’ai assisté, aucun ne créait une vraie confiance entre le professeur ou l’intervenant, et les étudiants.

    En rentrant à l’université cette année, j’ai exactement ressentit l’impression d’être « seule dans la masse » comme vous le décrivez dans un autre article. De même, les cours sont donnés de façon tellement impersonnelle qu’il est extrêmement difficile de rencontrer du monde, surtout les premiers jours!

    C’est pour cela que j’admire votre volonté d’aider les étudiants, de les faire se connaître dès les premiers cours en organisant des jeux, de les pousser à parler de leur vie quotidienne et à s’aider les uns les autres. J’aimerai énormément que ces dispositif existent dans mon université (et bien évidemment dans tout les établissements scolaires en général!).
    Il est vrai que l’on ne sait parfois pas vers qui se tourner: parfois on ose peu parler à nos parents de peur qu’ils s’inquiètent, on ne sait pas comment régler certains problèmes administratifs qui restent des mystères pendant souvent plusieurs semaines….J’ai parfois eu aussi l’impression d’être un agneau apeuré qui ne sait pas vers qui se tourner, la société et le système n’aident pas trop à découvrir le monde administratif, ou les tâches de la vie quotidienne: comment s’adresser à sa banque, comment déposer un chèque, comment….plein de choses! Parfois on se sent honteux aussi, de ne pas connaître des choses qui semblent si évidentes aux adultes plus « rodés » par la vie… Au début cela demande du courage, on doit se battre pour réussir à se faire une place, à prendre de nouvelles habitudes…. C’est très formateur, on grandit plus que jamais, mais c’est très difficile.

    Je prévois de me réorienter pour l’année prochaine, car je ne me sens pas épanouie par les études que j’ai choisies. On dit qu’il faut suivre ses rêves, je prévois donc d’en accomplir au moins quelques uns. Pour cela il faudra que je parte, surement dans une des très grandes villes de France. La solitude va encore frapper, mais grâce à cette année d’essai, je sais à quoi m’attendre, et je découvre peu à peu ce qu’il faudra que je mette en œuvre pour m’intégrer au mieux! Votre site met un peu de baume au coeur…

    Je vous remercie,
    Bon courage dans votre tâche, elle apportera beaucoup de bonheur et d’aide à la plupart des étudiants, soyez-en persuadée.

    1. Bonjour Lucie,

      Je vous remercie infiniment d’avoir pris le temps de partager votre témoignage.

      Je vous souhaite une très bonne continuation,

      Hélène

  9. Moi je me sent seul tout le temps ,je ne sais pas vraiment à qui m’adresser pour m’aider à surmonter mes études qui demeurent très complexes. Je veux juste réussir mes études . C’est comme si je me mettais à crier dans une foule où personne ne m’entend.

    1. Bonjour,

      Vous avez différents interlocuteurs auprès desquels demander de l’aide si vous suivez des études à l’université :

      – La médecine universitaire, où vous aurez des psychologues disponibles pour vous rencontrer (gratuitement)

      – Vos enseignants : essayez d’aller au devant de celui qui vous inspire le plus confiance, il pourra vous orienter et vous donner des conseils

      – Vos élus étudiant : ils sont en général un peu plus avancés que vous dans le cursus et pourront également vous donner de bons conseils

      Qu’en pensez-vous ?

      Bon courage et à bientôt,

      Hélène

  10. J'ai quitté mes parents et mes amis au Québec pour venir poursuivre ma formation universitaire en France. La séparation a été extrêmement difficile et ce n'est qu'après 7 mois en France que j'ai enfin pu commencer à apprécier le pays… Entre le fait de me retrouver seule dans un nouvel environnement, de faire face à des petits chocs culturels et d'être confrontée à une méthode d'enseignement complètement différente, j'ai longtemps vu non seulement ma nouvelle université, mais aussi la France, comme un environnement hostile et peu accueillant. Maintenant je sais que ce n'est pas le cas, mais c'étais difficile à vivre. Heureusement j'ai eu mon copain pour m'aider à traverser cette période. Je pars toutefois à Paris pour mon master, et cette fois c'est mon copain que je laisse derrière – j'appréhande une nouvelle période de solitude et d'adaptation. Votre article est des plus utiles puisqu'il me permet de comprendre les causes du problème, et donc de m'y attaquer pour ne pas le laisser me pourrir la vie! 

    Votre blog est super, merci beaucoup! 

  11. Bonjour, blog avec certains articles très très utiles, pour le reste..c'est payant, je peux le comprendre. Cependant, on ne comprend pas l'objectif de votre article, le but, la finalité : faire le constat, puis ensuite. Parce que personnellement vous m'avez encore plus déprimé qu'autre chose! Vous n'apportez pas de véritable analyse pour rassurer l'étudiant solitaire. Au contraire, vous faites ressurgir les doutes, craintes, peurs relatifs à la solitude, en invitant l'étudiant à suivre vos "thérapies". Ce que je trouve injuste sachant le public visé : l'étudiant ; la catégorie la moins bien dotée financièrement au sein de nos sociétés. Je vous conseille vraiement de repenser cet article spécialement, car derrière il y a des étudiants qui vous lisent, seuls, et qui n'ont qu'une envie fermer la page et ne plus y penser…alors que votre article ils l'auront encore en tête, comme rappel d'un grand vide qui s'ouvre à nous. Je dis ça, parce que c'est mon cas, mais même si je suis le seul à l'exprimer, surement d'autres sont dans ce cas. 

    1. Bonjour,

      Si vous ressentez le besoin de parler à quelqu’un de vos difficultés, sachez qu’il existe des services gratuits de soutien psychologique : au sein des universités, vous pouvez vous adressez à la médecine universitaire ou au service d’aide psychologique, et au sein des municipalités, il existe également des service d’action sociale ou des centres médico-psychologiques, qui permettent d’obtenir des entretiens auprès de professionnels qui sont entièrement pris en charge par la sécurité sociale.

      Bon courage à vous et à bientôt,

      Hélène

  12. Bonjour,

    Passez vous toujours sur cet article ? je trouve l'article intéressant.

    Personnellement j'ai été la personne décrite dans votre article. Etudiante solitaire. Je trouve qu'on n'aide pas les étudiants (lycée) à franchir le cap vers le supérieur et ceux qui sont attachés à leur famille peuvent perdre pied. perso j'ai raté mes études post bac pour cette raison. J'ai quitté mon domicile pour étudier à paris (campagne vers ville) je me suis retrouvée sans amis (à l'époque le net n'était pas développé dans tous les foyers c'était il y a 10 ans) j'ai perdu pieds et je suis devenue anorexique ce qui a gâché 4 ans de ma vie. Je regrette de n'avoir pas eu de soutien pour m'orienter à l'époque (les profs au lycée sont obsédés par le bac et après c'est démerdez vous donc les étudiants qui ne savent pas quoi faire décrochent). En outre j'ai fait des études pour plaire à mes parents (pas de conviction donc ca a contribué à mon échec).

    Je trouve qu'on devrait vraiment accompagner les lycéens sur leur projet professionnel car beaucoup de jeunes partent dans des filières à l'aveuglette et perdent betement des années dans des filières inadaptées/sans débouché par ignorance et parfois galèrent grave car ne peuvent plus faire d'alternance et ont erré en fac c'est du gachis .

    Et encore maintenant il y a le net mais perso quand j'ai eu mon bac je n'avais pas le net j'ai appris des choses plus tard et j'aurai aimé les connaitre je trouve que l'info circule mal beaucoup de métiers sont méconnus et on oriente trop les jeunes vers des métiers généralistes. Par ex perso si c'était à refaire j'ai un bac ES mais je ferai un métier manuel. J'ai fait des études de droit et franchement ça m'a soulé. Je n'ai pas aimé ce milieu. A 30 ans je ne vais pas recommencer à zéro mais si je devais refaire ma vie je ferai vraiment autrement et pas ces études là.Nombreux sont les jeunes qui suivent des études parce que c'est le conseil des parents .

    1. Bonjour,

      Bien sûr que je repasse par cet article ! (par tous en fait, je lis tous les commentaires).

      Votre témoignage me touche beaucoup. Je rencontre chaque année des étudiants qui ne se sentent pas à leur place du fait des écueils que vous décrivez (projet inabouti, éloignement de la famille, isolement…). Et parfois, il suffit de quelques rencontres pour que les étudiants se sentent compris, retrouvent l’envie de se questionner pour donner du sens à leur projet d’avenir, et se remettent en selle de manière positive.

      J’aurais aimé vous rencontrer il y a dix ans avec l’expérience que j’ai maintenant. Nous aurions pu parler ensemble de votre démotivation, de vos difficultés, de vos envies et travailler ensemble à construire un projet qui vous correspond vraiment. 

      Si vous en avez envie, je serais ravie de publier votre témoignage sur mon site. Beaucoup d’internautes (qui sont aujourd’hui dans la situation où vous étiez) se sentent ainsi moins seuls.

      La seule chose qui me peine en vous lisant, c’est que vous semblez vous être résignée à exercez une activité qui ne vous plait pas vraiment… N’auriez-vous pas envie, sans tout reprendre à zéro, de trouver comment faire plus de place aujourd’hui à ce qui est réellement important pour vous ?

      A bientôt,

      Hélène

  13. Bonsoir madame, 

    Merci beaucoup pour cet article qui me touche énormément.  

    Depuis deux semaines, je me retrouve à 800km de chez moi, pour mes etudes. Je réalise une bilicence qui n'existe que dans deux villes dans le nord de la France et étant originaire de la région toulousaine, c'est en ce moment très dur pour moi de m'aclimater. Ayant déjà obtenu une licence à Toulouse, je ne me sens pas à ma place ici. Malgré tout ce que m'apporter cette formation en Bretagne, je regrette amèrement mon choix. Lorsque j'ai été accepté, j'étais contente car celle me permettait d'accéder plus rapidement au concours que je désire. Cependant, je m'en rend compte à présent que le choix d'études ne fait pas tout. Tous mes repères sont à Toulouse: mes amis, ma famille et mes souvenirs. J'aimerai retourner y vivre et continuer mes etudes là-bas mais mes parents ont tout fait pour que je me sente bien en Bretagne (emménagement, ameublement), or ce n'est pas le cas, je me sens très seule et je n' apprécie pas la ville dans laquelle je suis. Je ne sais pas quoi faire, j'ai peur de perdre toute motivation pour les etudes et je compte les jours qui me séparent des vacances et de mes proches. Je ne peux pas revenir en arrière et j'ai l'impression de devoir mettre ma vie de côté, ce qui m'affecte énormément. Je n'ai jamais été dans cette situation là auparavant et j'ai l'impression à présent d'avoir les pieds et les poings liés à cette ville. 

    Merci en tout cas pour votre article, je trouve un peu de réconfort en me disant que je ne suis pas la seule dans cette situation. 

    Je vous souhaite une bonne continuation, 

    Morgane. 

    1. Bonjour Morgane,

      Pour le moment, vous vivez votre nouvel environnement comme une prison.

      C’est bien normal, vous ne le connaissez pas et ne savez pas quoi en attendre, alors que vous avez vos marques à Toulouse.

      Pour autant, je ne peux pas imaginer qu’il n’y a rien d’intéressant pour vous en Bretagne.

      Le problème, c’est que pour que vous découvriez ce que cette région peut vous offrir, il va falloir aller à sa rencontre.

      Evidemment, je présente les choses comme si c’était facile. Soyez assurée que je ne le pense pas. Pas plus tard que cet été, je suis arrivée sur mon lieu de vacances complètement déprimée parce que je ne m’y suis pas sentie bien dès l’arrivée. Je n’avais qu’une seule envie : reprartir au plus vite et rentrer chez moi.

      Vous imaginez bien qu’avec un mari et deux enfants, ce n’était pas une option. Donc j’ai pris sur moi et donné une chance au lieu.

      Le lendemain, nous avons eu une présentation de toutes les activités praticables sur le site. J’ai rencontré d’autres familles et commencé à me projeter dans tout ce que j’allais pouvoir faire de passionnant au cours de la semaine. Autant vous dire que j’étais grandement rassurée et que j’ai commencé à me détendre.

      Il va falloir que vous osiez sortir et aller à la rencontre de votre environnement.

      Allez jeter un oeil aux conseils que je donne à Classira dans ma réponse à son commentaire (ci-dessous). Elle vit les même difficultés que vous.

      Bon courag et à bientôt,

      Hélène

  14. Bonjour, j'ai fais deux années de paces sans obtenir une place dans le numerus clausus et j'avais mis des voeux apb alors que j'étais perdue j'ai mis des ecoles d'ingénieurs pour me rassurer pour voir si j'allais être acceptée si je valais quelques chose enfaite… et je n'ai eu que mon voeux numéro 4 qui est a 1000km de chez moi..l'ecole c'est ISIS informatique et système d'information pour la santé ,j'avais mis cela pour le côté santé et côté prestigieux d'une ecole d'ingénieur mais je ne pense pas aimer le côté informatique.. d'ailleurs j'ai toujours voulu être kiné et j'avais dans l'idée d'aller étudier dans un école allemande a côté de chez moi je suis de Strasbourg.. Mais j'ai du mal a me dire que je renonce a une école d'ingénieur certains disent que c'est une opportunité mais je n'ai jamais vraiment voulu faire ça..ce n'est pas fou de dire non a une école d'ingénieur??

    Voila j'attend votre réponse avec impatience,

    Merci beaucoup,

    Aurélie.

  15. Bonjour, je me suis totalement reconnue dans l’article que vous avez écrit. Je viens a peine de commencer ma vie d’étudiante: je suis partie de chez mes parents depuis 1 semaine pour vivre dans une résidence universitaire. J’ai choisie de faire des études de médecine parce que c’est ce que je voulais vraiment faire. Avant le départ, je me sentais vraiment prête a vivre toute seule, à me débrouiller comme une grande. Cependant, je me rend compte que ce n’est pas aussi bien que je l’avais imaginer, je déprime sans cesse car mes parents (surtout ma mère) et mes frères et soeurs me manquent beaucoup! Je ne cesse de penser au vendredi soir qui me ramènera chez moi !
    Le trajet (résidence universitaire/école) de médecine est assez loin (une heure de trajet environ) ce qui est encore plus déprimant.
    Les cours ont a peine commencer que j’ai déjà des difficultés a les comprendre et les apprendre. Lorsque je ne suis pas dans mon appart, je ne pense pas trop a ma mère, mais une fois que je rentre dans mon chez moi, impossible de travailler car la déprime et les larmes me viennent !
    J’essaye donc d’aller a la bibliotheque car le seul fait de voir du monde me fait aller un peu mieux, cependant je ne suis pas vraiment a l’aise dans ce milieu.
    Je ne sais pas trop quoi faire, on est a peine au début de l’année scolaire et pourtant, j’ai peur de rater ma première année de médecine, je me sens constamment seule sans ma mère, je ne trouve pas vraiment la force d’apprendre mes leçons alors que j’avais vraiment voulu faire ces études !
    Je me dis que j’ai surement besoin d’un temps d’adaptation avec ma nouvelle vie.
    Je ne sais pas trop quoi faire pour m’en sortir psychologiquement!

    Auriez vous des idées ? J’attend impatiemment
    votre réponse !

    Merci

    1. Bonjour Clarissa,

      Je vous remercie de partager votre témoignage avec autant d’authenticité.

      Trouver sa place et prendre ses marques dans un nouvel environnement prend du temps et demande des efforts, mais je peux vous assurer que les choses s’améliorent avec le temps.

      Le plus important à avoir à l’esprit, c’est que nous avons besoin de nous sentir reliés aux autres.

      Dans le cadre des études que vous avez choisies et du logement pour lequel vous avez opté, l’anonymat et l’isolement sont bien souvent difficiles à supporter.

      Comment faire pour aller mieux ?

      Vous entourer et demander de l’aide (c’est déjà ce que vous avez commencé à faire en m’écrivant ce commentaire).

      Il faut que vous trouviez d’autres étudiants qui vont vous apprécier telle que vous êtes et que vous allez vous-même apprécier.

      Quelques pistes : pratiquer un sport ou une activité culturelle au sein de votre université (vous êtes-vous renseignée concernant les associations étudiantes sur votre campus ou les activités proposées aux étudiants ?), intégrer une association ou pratiquer une activité (en groupe) près de là où vous logez. Trouvez une activité que vous aimez pratiquer et faites des recherches pour trouver un groupe à intégrer.

      Si vous vous sentez trop triste, n’hésitez pas à consulter un psychologue. Chaque université propose des séances gratuites (renseignez-vous auprès de la médecine universitaire). 

      Il faut que vous sortiez de votre isolement. C’est le plus important.

      Oseriez-vous engager la conversation avec d’autres étudiants (pour leur demander où et comment ils travaillent ?).

      Quels sont les lieux où les étudiants se regroupent sur le campus ? C’est là qu’il faut aller.

      Je peux vous assurer d’une chose : nombreux sont les étudiants qui, comme vous, se sentent seuls en ce début d’année. Ils n’attendent qu’une seule chose : qu’une personne comme vous vienne à leur rencontre.

      Regardez autour de vous en cours d’amphi. Qui sont les étudiants isolés ? Vous sentiriez-vous d’aller engager la conversation avec eux ?

      A bientôt,

      Hélène 

      1. Bonsoir, je reviens sur ce site pour donner de mes nouvelles 🙂  Au final je vais un peu mieux car je suis sortie de mon isolement, et je m'habitue peu a peu à vivre seule. C'est donc une étape difficile mais primordiale à vivre pour se détacher des parents et devenir autonome ! Je vous remercie de votre réponse qui m'a apporté un peu de réconfort durant ces quelques semaines difficiles ! 

        Au revoir et Merci encore !

  16. Bonjour, je me reconnais complétement dans cette article ! ENFIN ! Malheureusement je viens de demissionner de mon IUT (Narbonne) car, bien que le contenu de la formation me plaisait et correspondait à mon projet , je ne me projettais absolument pas là bas. Le département (GCGP) est excentré dans une zone industrielle , les bus ne passent pas souvent et sont parfois en retard, il n'y a pas de resto U (seulement 1 petite cafétaria avec des sandwichs indigestes ou des trucs chers/ ou on doit ramener notre repas ), pas de snacks ou petit resto à proximité de l'IUT sachant qu'on dispose d'une heure pour manger. Le mieux c'est d'être véhiculé pour pouvoir aller manger à 7 minutes de l'IUT ou bien au resto U du centre ville. Au centre ville, il y a le département Carrières Juridiques et la fac de droit , ce qui permet aux étudiants de ne pas avoir les contraites que nous connaissons à être excentré et il est dommage du coup de ne pas pouvoir faire connaissance avec les étudiants en droit ou en IUT car il est toujours bien de se mélanger avec des gens d'autres cursus. Narbonne est une ville un peu morte, les commerces ferment très tôt et il n'y a pas beaucoup d'animations. Ma famille n'étant pas de la région  (Alsace) , je déprimais et je suis même tombée malade. Je devais de plus rechercher des logements après les cours (pas de résidence universitaire).  La plupart des étudiants de la classe sont de la région (la plupart de Béziers, Narbonne, Carcassonne ,Perpignan, ou limite Nîmes). Pour pouvoir étudier sereinement , il est préférable de vivre dans un cadre de vie offrant le minimum de confort et là ce n'était pas le cas pour moi. J'ai fait l'erreur d'avoir postulé à cette formation sans me renseigner au préalable sur le cadre de vie (transports, alimentation, vie culturelle). Je ne cherche pas à vivre dans comme un pacha mais il aurait été souhaitable d'améliorer les déplacements des étudiants (pas de véhicule = coincé, les transports s'arrêtent à 19 H ) donc si on veut se faire un cinéma sympa le soir…c'est pas possible.  Bien que Narbonne ait fait des efforts pour accueillir certaines formations, cela reste encore peu.

    Au plaisir de se sentir moins seule !

  17. Contrairement à vous , ce n'est pas vraiment les études en elles mêmes qui me dépriment (pas de concurrence, ou de profs cassants au contraire) mais plutôt le cadre de vie qui ne me correspondait pas. A votre avis ai je bien fait de partir ?

    1. Bonjour,

      Votre témoignage est très intéressant. Vous montrez particulièrement bien l’importance du cadre et des relations sociales pour stimuler la motivation et l »engagement dans un cursus scolaire. Lorsque l’on ne parvient pas à trouver sa place là où l’on poursuit ses études, il devient très compliqué de s’investir.

      Avez-vous eu raison de partir ?

      Ce n’est pas une question facile…

      Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Avez-vous su/pu vous réorienter dans un cursus qui vous correspond et qui vous offre le cadre auquel vous aspiriez ?

      Se tromper ou faire des erreurs n’est absolument pas un problème en soi. C’est lorsque l’on en retire aucun enseignement que l’on a perdu son temps.

      Qu’en pensez-vous ?

      A bientôt,

      Hélène

  18. Bonjour, 

    Tout d'abord merci pour l'article!

    Je ne suis pas nouvelle dans les études supérieures, à vrai dire j'en suis plutôt à la fin (je viens de rentrer en Master 2). J'ai connu les difficultés de ne pas être dans le bon cursus et ce que cela implique, mais en ce moment, je fais face au problème inverse. Je suis dans un cursus qui me plait, j'ai des projets professionnels derrière (bien qu'ils soient encore à peaufiner un peu), mais je ne me sens pas à l'aise vis-à-vis de ma promotion.

    J'ai effectué mon M1 dans la même ville que le M2, je connais l'environnement, j'ai déjà mes repères, mes habitudes, revois des gens que j'ai rencontré pendant mes activités l'an passé etc…

    Ma promo est composée à 95% de nouvelles têtes. J'ai essayé de sympathiser avec la plupart dès le premier jour, mais rapidement je me suis sentie mal à l'aise, non pas parce qu'ils sont "méchants" mais plutôt parce que je ne suis pas sur la même longueur d'onde. La plupart d'entre eux, qui paraissent être sûrs d'eux, très à l'aise, ont rapidement enchainé soirée sur soirée chez l'un ou l'autre, sont devenus rapidement amis, mais au contraire moi qui n'aime pas trop ce genre de soirées et qui suis d'un naturel timide, je n'y ai pas été et j'ai eu tendance à me renfermer… Je peux discuter avec eux pendant les cours, mais je sens que je ne suis pas franchement intégrée non plus (parce que j'ai raté des choses?)… Outre cela, je suis assez étonnée du comportement général. Etant en Master 2, j'avais espéré (peut-être à tort) que nous aurions un comportement d'adultes, de futurs professionnels. Néanmoins, je ne constate pas cela et il y a divers comportements qui me font halluciner…J'en suis même énervée à certains moments.

    Je suis peut-être parano, me pose trop de questions, n'ai pas assez confiance en moi, cependant le fait est que je ne suis pas à l'aise et me sens assez seule… J'ai une sensation d'appréhension presque constante quand je pense à la promo ou quand je vais en cours et suis frustrée quand j'en sors. Par contre pour tout ce qui se passe en dehors, il n'y a pas de problème! Ce qui rend ma frustration encore plus grande et ne me donne pas envie de m'investir dans la promo.

    Auriez-vous quelques conseils à me donner? 

    Merci en tout cas pour le temps passé à lire mon commentaire!

    1. Bonjour,

      Je vous remercie beaucoup pour votre témoignage.

      Voici ma question : vous paraît-il possible de ne pas avoir d’amis au sein de votre promotion et de quand même trouver votre compte dans les études que vous suivez ?

      Manifestement, vous n’avez pas d’atomes crochus avec les autres. Est-ce que c’est indispensable ?

      Vous avez réfléchi à votre projet d’orientation et vous êtes maintenant assurée d’avoir choisi le cursus qui vous correspond.

      Vous êtes allée vers les autres pour faire connaissance et vous vous êtes intéressée à ce qui les intéressait eux.

      Vous avez pris vos marques dans la ville où vous vivez et vous êtes sereine concernant la gestion de votre quotidien.

      La question est : comment faire pour se sentir moins seule ?

      Nous avons besoin d’être en lien avec des personnes que l’on apprécie et qui nous apprécient, telle que l’on est.

      Peut-être que c’est en-dehors de votre promotion que vous pourriez nouer ce type de lien ?

      Pratiquer une activité extra-scolaire, adhérer à une association… Vous êtes-vous renseignée sur les activités proposées sur votre campus aux étudiants et les associations étudiantes ?

      A bientôt,

      Hélène

  19. Bonjour, 

    C'est incroyable à quel point je me reconnais totalement dans votre témoignage. J'ai commencé l'université cette année, j'étudie en Belgique à la Solvay brussels school-economics and management en sciences économies. Alors au début de lannée j'étais vraiament motivée (je ne ratais aucun cours, je bossais régulièrement…) je me suis fait des amis et je me suis même inscrite dans un association d'élève dans laquelle je me suis beaucoup investit. Sauf que malgré tout ça je me sens seule, j'avoue que le rythme de travail me dépasse et je me rends compte au final que la filière que j'ai choisie ne me correspond pas vraiment, en fait l'économie m'a toujours intéréssée je dirais même passioné sauf qu'en arrivant à l'université ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Non pas parceque les cours ne sont pas intéressents (ils le sont vrmnt), ou que je n'aime pas les profs, … C'est plutôt la méthode d'enseignement qui me déplait, elle est tellement impersonnel. Je ne suis qu'un numéro pour mes profs ! Il y a une compétition énoorme entre les élèves, on nous fait bouffer des tonnes de théorie et une pression énorme sur mes épaules dû aux examens qui pour moi sont extrêment difficile. Cette pression me ronge tellement que je ne dors plus, je me ronge les ongles et la peau jusqu'au seignements 🙁 … Je suis quelqu'un de stréssée de base mais mnt c'est 100fois pire!! Je pensais pouvoir m'y habituer au début mais je me suis rendue compte que ça nétait pas fait du tout pour moi en effet je crois être quelqu'un qui a en quelque sorte besoin d'un cadre un peu plus "scolaire" pour m'épanouir pleinement dans mes études. Je me suis alors renseigner sur d'autre écoles qui proposaient un tout autre méthode d'enseignement et je dois avouer que je pense bcp plus m'y plaire, j'envisage d'y poursuivre un bachelier en marketing (ce qui m'intéresse le plus dans l'économie) . En effet les classe sont bcp plus petite +-20 élèves (et non coincé ds un audit à +- 500),moins de théorie et un apprentissage vraiment axé sur la "pratique" (possibilté de stage dès la première année), un taux de présence obligatoire au cours,…. J'envisage très sérieusement de m'inscrire à cette école l'année prochaine et d'arrêter mes études après le premier semestre En attendant de m'inscrire dans cette école je vais trouver un boulot histoire de mettre un peu d'argent de côté .Voilà pourquoi je m'identifie autant au jeune homme du témoignage. Le seul hic ? Comment l'expliquer à mes parents ? Suis en train de prendre la bonne décision ? Mes examens approche bientôt et en me projettant déjà dans une autre école je n'ai aucune motivation à étudier je l'avoue.

    1. Bonjour,

      Je vous remercie pour votre témoignage.

      Je trouve votre réflexion très aboutie : vous sentez que l’environnement de travail ne vous convient pas et vous avez fait des recherches pour envisager une formation qui correspond davantage à vos attentes. C’est selon moi une belle preuve de maturité. Par ailleurs, vous n’envisagez pas de vous tourner les pouces pendant six mois mais de travailler, ce qui vous fera vivre une expérience enrichissante en vue des stages que vous serez amenée à faire dans votre futur cursus.

      Très bonne conitnuation à vous,

      Hélène

  20. Bonjour, très bon article qui m’a exactement fait penser à ce que je ressens.

    Je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire. Au lycée, on nous aidait pas beaucoup, je n’avais pas une super prof principale. Au moment des vœux Apb, je ne voulais pas aller au fac, ce n’étais pas mon truc (peu d’heure de cours, un travail très personnel à fournir, etc.). Pourtant, j’ai dû aller en fac d’art plastiques. Je savais pas si ça allait me plaire mais pour faire ce que je voulais c’était la voix à choisir (directrice artistique). Pendant les vacances d’été je n’y est pas vraiment pensé et la rentrée est arrivée. Je suis en collocation parce que je ne me voyais pas à vivre complètement seule. Ça se passe bien mais peu à peu ça devient compliqué entre les différents horaires, les examens, etc.
    Ça ne m’a jamais posé problème d’être de temps en temps seule mais en ce moment, cela devient plus lourd. J’ai réfléchit par rapport à mon projet professionnel et les cours que je suis sont intéressants mais sans plus. Le système de la fac me convient pas vraiment, malgré que je suis assez organisée.
    Je suis qu’à une demi heure de chez mes parents mais en ce moment je pense de plus en plus à rentrer, j’attend la fin de la semaine, etc.
    Je parle à des personnes de mon groupe mais on peut pas dire qu’on soit amis. C’est ce qui est difficile à la fac aussi, c’est qu’on se croise, on a pas vraiment l’occasion de discuter.
    Je vais changer de voie l’année prochaine mais je dois finir mon année mais à chaque fois que j’y pense je vois pas la fin, je suis démotivée et je pense à être avec mes parents.
    Je suis également facilement angoissée, stressée et j’ai pu le remarquer que cela s’intensifie quand je suis pas chez mes parents (je fatigue plus, j’ai perdu du poids, etc).
    Dans les premiers mois, ça me posait pas trop de problème, mais à présent je vois qu’on s’est éloigné (avec ma famille), on a rattrapé cela pendant les vacances de Noël et ça à confirmé mon envie de changer et d’être avec eux.
    Je suis un peu perdue…

    Merci pour le temps que vous prendrez à lire ce commentaire.

  21. Bonjour,

    Merci pour cette article très intéressant et beaucoup d’autres aussi sur votre site que je prends plaisir à explorer.
    Je vous sollicite car je suis actuellement en école d’ingénieur à laquelle j’ai accédé après 3 ans à l’université. Au lycée, mes résultats était moyen-bon et j’ai décidé d’intégrer l’université malgré l’avis négatif de mon entourage. J’ai toujours était autonome rapidement, rêveur et avec de fortes valeurs humaines. L’université à été pour moi une chance car j’y ai découvert des gens passionnés avec des valeurs humanistes. J’y ai obtenu d’excellent résultats et reprend confiance en moi . A l’université, j’étais un élève curieux , passionné, toujours prêt à faire des projets. J’avais réellement l’impression de progresser chaque jour dans mon raisonnement, ma réflexion …
    Or depuis que je suis arrivé en école d’ingénieur, j’ai l’impression que je n’apprends plus à raisonner mais acquérir des connaissances à un rythme très soutenu, sans vraiment comprendre le sens physique que se cache derrières les notions…
    Et cette sensation, m’oblige à comparer souvent les cours à l’université et à l’école d’ingénieur. Cette comparaison me pousse souvent à me dire que l’enseignement était de bien meilleure qualité à l’université. Ainsi, j’ai l’impression d’avoir perdu un peu cette passion des sciences de l’ingénieur , me sentant obligé le matin d’aller en cours car c’est obligatoire.
    J’ai du mal avec la perte de liberté, ou d’autonomie d’apprentissage , une fois arrivé en école ..J’adore découvrir les choses par moi-même et non assimilé ce que l’on me dit.
    Je suis un peu perdue quant à mon avenir , revenir au pas à l’université ?
    Vos conseils me seraient d’une aide précieuse.

    Merci d’avance pour votre aide

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