Mémoire universitaire : a-t-on le droit d’avoir l’esprit critique dans le cadre d’un écrit universitaire ? Comment s’impliquer tout en respectant les « codes » ?

"Bonjour Hélène

Je tiens à vous dire que mon mémoire portant sur le e-learning est bientôt terminé..c'était un travail de dur labeur.

J'ai fait relire ce mémoire à ma tutrice entreprise qui trouve que c'est "trop impersonnel". D'après elle il faut que je me positionne plus, que j'ai un esprit plus critique.

Dans ma partie théorique où je traite des différents courants et des textes de lois, elle voudrait que je fasse référence en même temps à la réalité du terrain (par exemple : l'article du code du travail dit ça……mais je constate qu'en entreprise la situation est différente).

Pensez-vous que c'est la bonne démarche à adopter ? On nous a toujours dit que le mémoire devait être rédigé sur un ton impersonnel…je suis un peu perdue…

Quels types "d'amorces" me conseillez-vous pour montrer mon "implication dans le mémoire"?

merci d'avance pour votre aide

A bientôt"

 

Voici le message que m'a envoyé Clémence et auquel je réponds dans le cadre de cet article. 

Il est toujours très compliqué de retravailler un écrit après avoir passé des mois à le peaufiner. En général, lorsque l'on émerge de la phase d'écriture, on a qu'une seule envie : que toutes les personnes qui le lisent avant le rendu final le trouve irréprochable. Pour ma part, la première difficulté réside donc dans cet effort immense que nécessite le fait de reprendre ce que l'on vient tout juste de finir… 

Je vous avoue donc ici que pour ma part, je n'ai quasiment jamais fait relire mes écrits avant de les rendre (cela m'a d'ailleurs valu quelques déconvenues). C'est ce qui fait aussi que certains d'entre nous mettent le point final à leur mémoire quelques heures seulement avant de devoir le rendre. Vous vous reconnaissez ?

Donc, tout d'abord, je m'incline devant Clémence qui a, elle, terminé son travail bien avant de devoir le rendre, a pris le risque de le faire relire pour obtenir des conseils, et semble prête à apporter les améliorations nécessaires. Pourtant, on sent dans son message qu'elle espère secrètement (mais ce n'est qu'une supposition…) que les "codes universitaires" soient de son côté, et que le "ton impersonnel" qu'elle a choisi d'adopter soit justement ce qui serait attendu.

Clémence, au risque de vous décevoir, implication ne veut pas dire partial, et j'ai tendance à penser que le problème soulevé par votre tutrice d'entreprise n'a pas nécessairement trait à "votre implication" mais à la façon dont vous avez choisi de structurer votre écrit… mais voyons tout cela ensemble.

 

Faut-il écrire de manière "impersonnelle" ?

Comment se positionner dans un écrit universitaire ? 

A-t-on le droit d'avoir l'esprit critique ?

Quels sont les codes à respecter ? Qu'a-t-on le droit de dire et que vaut-il mieux garder pour soi ?

Peut-on être sanctionné si son avis n'est pas le même que celui de son correcteur ?

Comment enfin procéder concrètement pour "montrer son implication" ?

 

Vous pouvez cliquer sur le schéma pour l'afficher au format PDF…et écouter le podcast dans lequel j'illustre par des exemples concrets ce que je vous écris de manière théorique ci-dessous.

 

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