Procédé mnémotechnique n°6 : les Mind maps

Comment mémoriser facilement beaucoup d'informations sur le long terme ?

Cette vidéo est la 6ème (sur une série 6) visant à vous faire découvrir différents procédés mnémotechniques particulièrement efficaces :

11 thoughts on “Procédé mnémotechnique n°6 : les Mind maps”

  1. Nous voilà donc au 6° et dernier procédé mnémotechnique.
    Félicitations pour ces petits clips didactiques.
    Je m'interroge sur l'utilité pratique de certains de ces procédés pour un étudiant.
    En particulier pour le système PAO et le grand palais qui seront surtout utiles pour mémoriser un grand nombre d'information de manière à les ressortir une seule fois, mais qui n'auront pas d'intérêt sur le long terme.
    A moins de construire un grand nombre de palais dans un grand nombre de villes ?
    A quoi peut servir le PAO à part mémoriser un jeu de cartes ?
    Meme question pour le grand système.
    En fait, je me demande simplement si ces procédés ont pu être utilisés par des étudiants de façon efficace.

    1. Bonjour,

      Je trouve vos remarques tout à fait pertinentes : c’est bien beau de mémoriser un jeu de cartes, mais quel intérêt dans le cadre de ses études ? Est-il par ailleurs si utile de savoir retenir des suites de nombres aléatoires ?

      Pour ma part, j’ai été d’emblée très intéressée par tous ces procédés qui constituaient des promesses de performance étonnante. Et puis j’en suis revenue… Je raconte même les discussions que j’ai eu avec les étudiants sur ces techniques dans l’article « Bref. J’ai essayé de convaincre mes étudiants de mémoriser le grand système ».

      Pourtant, si l’on s’intéresse de plus près à ce que ces techniques nous révèlent du fonctionnement de notre mémoire, on peut progressivement envisager des applications vraiment géniales dans le cadre scolaire.

      A première vue, seules les flash-cards et les mind maps semblent se prêter à une utilisation immédiate et concrète.

      Mais je voudrais vous donner un aperçu de l’intérêt que peut constituer le système PAO.

      Que nous apprend-il ?

      Que la mémoire se sert d’indices évocateurs pour retrouver les informations. Il est donc possible d’en aggréger plusieurs. Si vous retrouvez un « indice » seulement, vous pourrez, par associations successives, retrouver l’ensemble du contenu associé.

      Pour faire le parallèle avec les cartes, vous n’avez pas besoin de mémoriser l’ensemble personne-action-objet pour vous souvenir d’une carte, mais seulement de l’un de ces trois éléments. En aggrégeant les informations, vous mémoriser ainsi les cartes trois par trois.

      Comment utiliser ce procédé dans le cadre de l’apprentissage d’un cours ?

      En déterminant les mots et concepts-clés qui vous serviront d’indices évocateurs. Le bon mot-clé étant celui qui possèdera le plus important pouvoir de réactivation.

      J’ai l’intention de construire un module de formation qui amènerait les étudiants à faire tous ces liens entre le fonctionnement de la mémoire et les utilisations concrètes qui peuvent en découler dans l’apprentissage. Car je pourrais analyser les choses de la même façon en ce qui concerne le Grand système ou le palais de mémoire. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des idées sur la question ?

      Mais il y a également un autre écueil à prendre en compte (c’est selon moi le plus important !) : ces techniques (à l’exception des falsh-cards et des mind maps encore une fois), déconnectent la mémorisation d’un contenu de sa compréhension, ce qui est selon moi très problématique.

      Lorsque l’on doit mémoriser des informations sans liens logiques entre elles (des mots de vocabulaire, des listes de molécules ou des noms de département), tout va bien. Par contre, quand vous êtes face à un théorème mathématique ou à un concept philosophique, cette approche perd tout son intérêt. Vous pouvez avoir mémorisé parfaitement une formule sans avoir rien compris. Quel intérêt ?

      Mais là encore, l’important n’est pas la technique en elle-même mais ce qu’elle permet de comprendre sur la mémoire. D’autres exploitations sont alors envisageables.

      A bientôt,

      Hélène

  2. Bonjour,
    Je suis tombé par hasard sur cet article et, tout d'abord, je tenais à vous féliciter pour la clarté de vos propos et de vos explications.
    Concernant la méthode que vous présentez, je pense qu'effectivement elle doit être d'une grande aide en étude, en terme d'apprentisage sur le long terme. Personnellement , les méthodes qui permettent une visualisation des idées, telles que celle-ci, me semblent toujours les plus efficaces
     

    1. Bonjour,

      Je vous remercie beaucoup pour votre retour.

      Plus je m’intéresse au fonctionnement de la mémoire, plus je découvre le potentiel de la visualisation des idées. Pourtant, beaucoup de personnes n’utilisent pas leurs capacités à revoir dans leur tête les informations, mais à se les redire ou à les ressentir. Je suis pour ma part une « auditive » (si cette approche vous intéresse, vous pouvez lire l’article sur les profils pédagogiques), c’est-à-dire que je me redis les choses pour les comprendre et les mémoriser.

      J’ai ainsi tendance à penser qu’il y a différentes manières de mémoriser à long terme, et que ceux qui ont développé leurs compétences mentales dans les domaines auditifs et kinesthésiques peuvent tout aussi bien réussir que les autres.

      Mais je m’écarte un peu du propos de votre commentaire…

      Je crois aussi que nous avons tous à gagner à développer nos capacités à visualiser !

      A bientôt,

      Hélène

  3. Je pense que c'est une idée intéressante mais ce qui manque le plus c'est de travailler sur un matériau concret : c'est à dire partir d'un cours donné (d'une heure ou de plusieurs heures) et voir ensuite de quelle manière, on peut utiliser ces différentes techniques, et ce qui peut fonctionner le mieux ensuite.
    Vous pourriez par exemple faire intervenir vos étudiants en leur demandant d'apporter un cours qui leur semble le plus difficile à mémoriser, puis vous pourriez les répartir en plusieurs groupes, chaque groupe étant chargé d'utiliser une des techniques de mémorisation abordées en cours.
    Puis, lors d'une prochaine séance, voir quels ont été les résultats de leur travail mais aussi de leur mémorisation s'agissant de ce cours qui leur posait problème.
    Le plus difficile me semble la traduction des concepts et des idées abstraits en images colorées, singulières, mais la tâche ne semble pas impossible en physique, ou même en chimie par exemple où l'on peut imaginer visualiser des molécules, leur trouver des formes à l'image des constellations dans le ciel par exemple.

    1. La démarche que vous proposez est effectivement très intéressante.

      Par contre, je ne suis pas du tout qualifiée en physique ou en chimie pour accompagner ce travail de transformation des concepts en images.

      Car selon moi, pour créer des images et des liens pertinents, il faut que ceux-ci soient en articulation avec le sens du contenu.

      Lorsque j’aborde des contenus que je maîtrise, en psychologie ou en sociologie par exemple, j’ai à coeur de cheminer avec les étudiants dans ce dévoilement du sens des notions.

      C’est alors au moyen d’allers et retours entre des exemples concrets, des métaphores et la théorie abstraite que les images se forment et s’ancrent dans la mémoire.

      Les étudiants construisent même leurs propres images à partir de leurs expériences et associations personnelles.

      Avez-vous lu le livre Ces idées qui collent ?

      Je trouve que les auteurs mettent particulièrement bien en évidence comment une manière de présenter un contenu peut stimuler la capacité à créer des images mémorables.

      Mais cela demande pour moi un travail approfondi sur le contenu.

      Il existe beaucoup de stratégies pour apprendre en surface et obtenir des notes tout à fait honorables aux examens, sans pour autant avoir véritablement compris (ni mémorisé sur le long terme).

      Nous usons ou avons tous usé de ces stratégies dans les matières qui ne nous intéressaient pas vraiment.

      Et puis un jour, nous découvrons un sujet qui nous passionne. A partir de là, l’énergie que nous mettons à comprendre nous conduit naturellement à faire des liens et à produire des images.

      Il n’en demeure pas moins que le fait de donner du sens à tous ces processus n’aide pas seulement à mieux mémoriser, mais aussi et surtout à mieux penser, comprendre et réfléchir…

       

      à bientôt,

      Hélène

      1. Non, je n'ai pas lu ce livre. Ce que vous dites est vrai, la connaissance véritable demande une certaine intimité avec le sujet et les auteurs que l'on étudie, et probablement que les étudiants n'ont pas tous à coeur d'approfondir l'étude dans cette perspective, et qu'ils souhaitent le plus souvent simplement réussir leurs examens. Cela dit la définition des ses objectifs et ambitions personnels est aussi le premier pas nécessaire dans la vie étudiante.

        1. Je suis tout à fait d’accord avec vous.

          Je trouve en même temps que ce n’est pas une mince affaire que d’approfondir son projet pour faire de vrais choix. On ne sait pas où chercher, on ne sait pas ce qui existe. On n’a pas forcément un entourage à même de nous orienter.

          Quand on va dans un CIO, on nous demande : « qu’est-ce qui vous intéresse ? » avant de nous orienter…

          Et si l’on ne sait pas ?

          J’ai mis en place pas mal de choses pour aider les étudiants à explorer leurs talents et à approfondir leur projet professionnel, mais je ne suis pas encore satisfaite de ce à quoi j’ai abouti…

          Si vous avez des idées sur la question, je suis preneuse !

          à bientôt,

          Hélène

  4. Bonjour,

    Pourriez-vous répondre aux questions posées à la fin du diaporama, notamment comment gérer l'espace et jusqu'où entrer dans les détails?

    Je suis en première année d'école d'ingénieur et mon premier semestre est catastrophique malgré tous les efforts fournis. J'ambitionne donc de traduire l'intégralité de mes cours en mind maps et je n'ai pas beaucoup de temps pour ce faire!

    D'ailleurs est-ce nécessaire d'en construir pour toutes les matières? Par exemple la conception, l'informatique…

    En outre, quel serait un temps raisonnable à consacrer à ce type de fiches afin que leur élaboration ne devienne pas un frein majeur au reste de l'apprentissage?

    A bientôt !

    Cordialement.

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