Procédé mnémotechnique n°2 : le Grand système

Comment mémoriser facilement des suites de nombres aléatoires ?

Cette vidéo est la 2ème (sur une série de 6) visant à vous faire découvrir des procédés mnémotechniques particulièrement efficaces :

10 thoughts on “Procédé mnémotechnique n°2 : le Grand système”

  1. Bonjour, merci pour cette vidéo.
    Je suis en train d'essayer d'apprendre le grand système, et plus encore, je compte m'attacher à apprendre le SEM3 dont parle Buzan dans "Booster sa mémoire".
    Si je suis sur la voie de l'apprentissage et que je travaille patiemment à construire mes tables de mémorisation, j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre comment utiliser le SEM3 ou plus simplement le Grand Système.
    Concrètement, si j'ai des choses à apprendre concernant mes cours de sciences humaines (des choses que je ne veux pas nécessairement inscrire dans le marbre, mais simplement pour mes examens ; parce que je peux donner la priorité à des choses bien plus importantes à mes yeux au niveau de la longue durée), comment procéder à l'aide du Grand Système ou du SEM3 ?
    Je dois admettre que l'exemple de Buzan sur Vinci (le sifflement, etc.) me parait complètement abstrait et j'ai du mal à comprendre tout ça. Si la base du système est bien expliquée ici ou chez Buzan, concernant l'application concrète, ça me semble un peu mince.
    Utilisez-vous, vous-même le SEM3 ou le Grand Système, et si ce n'est pas indiscret, l'utilisez-vous pour toutes les informations que vous souhaitez retenir ou vous le réservez pour des palettes d'informations que vous souhaitez conserver à vie dans votre mémoire ?
    Un article plus centré sur les applications très concrètes serait un plus. Merci beaucoup en tout cas Hélène pour votre formidable travail (ça doit être du boulot tout ça…), qui m'aide beaucoup.
    A bientôt.

    1. Bonjour Michel,

      Au risque de vous décourager, je vous inviterais tout d’abord à lire cet article : « Bref. J’ai essayé de convaincre mes étudiants de mémoriser le Grand système ».

      Je ne suis moi non plus pas convaincue par l’exemple sur Vinci que donne Buzan dans son livre…

      En travaillant pas mal ces derniers mois sur la question de la mémoire, j’ai vraiment pris conscience que les enseignements à tirer de certains procédés mnémotechniques ne résidaient pas dans leur application concrète à l’apprentissage de cours, en particulier de sciences humaines.

      Les deux seuls procédés mnémotechniques qui peuvent être utilisés tels quels dans le cadre d’un apprentissage sont pour moi les flash-cards et les mind maps.

      Si vous avez des listes d’informations à apprendre par coeur (des listes de départements, des dates, tous les pays du monde et leurs capitales…), le palais de mémoire et le grand système peuvent également vous être très utiles. Pour les concepts, les courants ou les notions complexes, c’est une autre histoire….

      Ce que l’étude du Grand système nous apprend est ailleurs.

      Il permet de mesurer l’impact du tri et de l’organisation de ses connaissances sur leur mémorisation.

      Si vous apprenez « en vrac » ou les choses les unes à la suite des autres, sans logique d’ensemble ni souci d’articuler les idées de manière logique, vous allez pouvoir mémoriser, mais pas de manière efficace.

      Le grand système oblige à faire des liens et à ordonner les informations.

      Par contre, quand vous apprenez à partir de la table de rappel proposée par Buzan, vous déconnectez le fond de ce que vous voulez apprendre, du sens de ce que vous apprenez. Et ça c’est problématique. Parce que vous pourrez mémoriser beaucoup de choses, mais cela ne vous servira pas à mieux penser et réfléchir (ce qui est quand même le but lorsque l’on apprend).

      Si vous voulez vraiment booster votre capacité à mémoriser vos cours de sciences humaines, je vous conseillerais de vous intéresser plutôt aux mind maps.

      A moins que vous ayez le projet d’apprendre par coeur des suites de nombres aléatoires. A ce moment-là, le GS est fait pour vous.

      Avez-vous lu l’e-book « Se souvenir de tout : mode d’emploi » que j’envoie gratuitement aux abonnés ? Je pense que vous pourriez y apprendre des choses utiles.

      Sinon, je me rends bien compte qu’il faudrait un accompagnement plus soutenu et concret pour aider les internaute sà s’approprier toutes ces méthodes. Je travaille d’ailleurs sur la conception d’une formation en ligne que j’espère pouvoir proposer très bientôt.

      A bientôt,

      Hélène

       

  2. Bonsoir,
    Tout d abord merci pour vos articles, que je consulte regulierement et qui m’ont aide a retrouver une methode de travail. En effet, je me suis inscrite a une preparation de concours, dont le contenu est principalement juridique. J arrive a bien comprendre et a retenir les notions, mais lorsqu il s agit de retenir le numero de l article de telle loi ou l intitule de tel arret…ouch! Je sais qu il ne s agit pas de tous les retenir, mais certains sont importants (il y en a une vingtaine cites par cours, il y a 5 matieres juridiques de 30 cours!) D’ou ma question: quel procede mnemo vous semble le plus adapte? J ai lu vos differents articles ms je n arrive pas a trouver lequel resoudrait mon probleme.
    Y a t il des procedes plus.adaptes que d autres aux cours de droit?
    Merci
    Magali

    1. Bonjour Magali,

      C’est vraiment intéressant parce que vous semblez avoir trouvé une utilisation pertinente du procédé mnémotechnique du « grand système », qui est parfaitement adapté pour mémoriser des suites de chiffres.

      Il demande par contre un peu de travail au départ :

      – mémoriser le code chiffre/son

      – créer votre table de rappel

      – mémoriser votre table de rappel

      Mais ensuite, vous pourrez transformer facilement le « numéro de l’article » en image mémorable.

      Vous aurez plus d’infos sur la manière de procéder si vous lisez l’article dans lequel je propose un compte-rendu du livre de Tony Buzan « Booster votre mémoire ».

      En ce qui concerne l’intitulé de l’arrêt, j’aurais tendance à vous conseiller de faire quelques recherches à chaque fois pour le remettre dans son contexte historique (en répondant à la question « pourquoi ? »). Cela vous permettrait de faire davantage de liens entre cette nouvelle information et d’autres connaissances. Une « histoire » rattachée à l’arrêt en question vous permettrait également de « visualiser » davantage d’informations et donc de mieux vous en souvenir.

      Qu’en pensez-vous ?

       

      A bientôt,

      Hélène

  3. Je tiens a te remercier Helene pour la qualité de tes enseignements , j'avoue que depuis que j'ai decouvert le Mind mapping j'en suis tombé un fan sauf que j'eprouve des difficulté a l'appliqué avec les matieres qui ont trait au chiffres et nombre.Je vais me mettre a l'ecole du grand systeme pour asseyer de remedier a la petite difficulté .Si tu as une astuce allant dans ce sens que je peux appliquer au mind mapping sur les chiffres n'oublie pas de partager avec nous.

     

    Amitiés

    1. Bonjour,

      Je te remercie beaucoup pour tes encouragements.

      Effectivement, lorsque l’on a beaucoup de chiffres et de dates à mémoriser, le Grand système est un excellent outil. Il permet de transformer les chiffres en images, ce qui facilite leur mémorisation. Ces images seront ensuite bien plus aisée à intégrer à une mind map : quand vous reprendrez votre carte, les images qui y figurent vous permettront de retrouver les chiffres et dates associés.

      A bientôt,

      Hélène

  4. Bonjour Hélène,
    Votre blog est génial, clap clap. Je le découvre à ce jour et je suis submergés d’informations très intéressantes. En 2011, j’ai noté dans mon cahier des leçons de mémorisation puis abandonné. Début 2012, j’ai recherché sur Internet un système mnémotechnique simple, rapide et efficace à apprendre. J’ai découvert, le système de Dominic O’Brien qui consiste comme la technique de « Buzan » à créer sa table de rappel. Mais en y ajoutant quelques ingrédients supplémentaires. Associer sa table de rappel à un lieu que l’on connaît bien, avec des personnages et une action et/ou un accessoire, des lettres et un chiffre. Fin 2012, impossible de finir ma table de rappel, car l’exercice demandait d’associer un jeu de carte à la table de rappel. De plus, j’ai augmenté le nombre de chiffre passant de 99 à 159. « Écrit » de but en blanc, ça à l’air monstrueux, mais sur papier ça me paraît cohérent et ordonné. (Je peux vous l’envoyer par mail). À ce jour, j’ai repris ma table et j’espère la finir enfin peut-être.:-)
    C’est grave docteur ? j’ai lu vos articles sur la motivation, la technique Pomodoro et j’ai bien aimé la technique de la tomate. Sans doute le fait d’avoir découvert votre blog cela va-t-il me permettre d’avancer, car je ne crois pas au hasard. Enfin bref, mon objectif étant la création d’une table de rappel « multitâches » cohérente (image mentale : multipass film le cinquième élément). Afin de mémoriser par exemple un jeu de carte, une suite de nombres, des langues, des individus, des histoires, etc.
    Est-ce que c’est vraiment nécessaire, je me pose la question ? Ou alors Peut être que c’est une manière d’échapper à l’apprentissage d’une technique de mémorisation. Perfectionniste, assurément avec une crème chantilly de fainéantise. J’ai également recherché sur Internet un système « mnémotechnique quantique » des possibilités infinies. 🙂 Je suis ni étudiant, ni professionnel. Merci, portez-vous bien. M

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