Comment travailler lorsque l’on est de profil pédagogique kinesthésique ?

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Comment travailler lorsque l’on est de profil pédagogique kinesthésique ?

J'ai récemment suivi une formation de deux jours sur le thème des "profils d'apprentissage". Parmi les 20 personnes rassemblées pour participer, il y avait des enseignants, des coachs scolaires, des conseillers d'éducation et des parents.

Une mère de cinq enfants a ainsi évoqué les difficultés qu'elle rencontrait dans l'accompagnement scolaire de deux d'entre eux. Ils ne semblaient pas s'intéresser aux activités scolaires classiques (récitation, mémorisation des leçons…) et avaient beaucoup de mal à se concentrer. Elle avait beau passer un temps conséquent à leur expliquer ce qu'ils semblaient ne pas comprendre, et investir beaucoup d'énergie pour leur donner envie de s'impliquer, rien ne paraissait fonctionner.

Ils ne s'intéressaient pas à l'école et obtenaient de piètres résultats. Ses efforts semblaient vains.

Et puis, à force de lectures et de recherches diverses, elle découvrit qu'il existait différents profils d'apprentissage (si vous découvrez cette notion, vous pouvez commencer par lire cet article : Les profils pédagogiques).

Nous adoptons tous des stratégies différentes pour comprendre le monde qui nous entoure, pour mémoriser les informations que nous avons pour objectif d'être en mesure de réutiliser, et donc pour apprendre de manière générale.

Certains ont besoin qu'on leur transmette verbalement les informations pour les appréhender (les "auditifs"). Ils se redisent les choses dans leur tête, à la fois pour les comprendre et les mémoriser.

D'autres ont besoin qu'on leur montre les informations pour les comprendre (les "visuels"). Un schéma, un graphique ou une formule sera toujours plus clair à leurs yeux qu'un long discours.

Mais d'autres encore n'intègrent véritablement les informations que lorsque leur corps est impliqué dans le processus d'apprentissage. Ils ont besoin de toucher, de manipuler, de bouger pour que les informations prennent sens et s'inscrivent dans leur mémoire. Ces derniers sont de profil pédagogique "kinesthésique".

 

Les profils pédagogiques et la question de la réussite scolaire

Les disciplines scolaires et les différentes pédagogies d'enseignement font une place différente aux informations verbales et visuelles, ainsi qu'à l'expérimentation dans leurs contenus.

Les matières littéraires font ainsi une place prépondérante aux informations de nature auditive.

Les disciplines scientifiques conduisent à s'intéresser préférentiellement aux informations de nature visuelle.

Les disciplines artistiques, le sport ou la technologie privilégient l'approche kinesthésique.

Une pédagogie d'enseignement axée sur l'apprentissage par coeur, la récitation ou l'écriture de textes va favoriser les élèves/étudiants de profil auditif.

Les pédagogies actives, basées sur l'expérimentation, l'observation et plus généralement l'exploitation de l'expérience vécue va davantage favoriser les élèves/étudiants de profil kinesthésique.

Pendant la formation que j'ai suivie, le formateur a consacré un temps important à nous exposer oralement son approche théorique. Il a projeté un Powerpoint, mais les diapos comprenaient essentiellement des textes et quelques schémas. 

En tant qu'auditive, je me sentais tout à fait à ma place et j'intégrais les informations sans difficulté.

Il a également mis en place trois jeux de formation. Nous étions donc sollicités pour collaborer, en sous-groupe, afin d'atteindre certains objectifs. Les jeux se concluaient néanmoins toujours par une restitution orale de l'expérience vécue. Nous avons donc passé beaucoup de temps à parler et écouter.

C'est ainsi que le deuxième jour de formation, deux participantes ont manifesté leur mécontentement. Elles ne tiraient pas profit comme elles l'auraient souhaité du contenu présenté.

"J'ai besoin de bouger" a dit l'une. "Si je passe trop de temps sur ma chaise à écouter, mon attention décline très vite. Je me disperse, je pense à autre chose et je ne retiens rien".

"Je ne comprends pas vraiment si je ne fais qu'observer" a dit l'autre. "J'ai besoin de faire moi-même, de manipuler et de ressentir les choses pour les comprendre".

 

L'enseignant face aux profils kinesthésiques

Le formateur s'est trouvé bien démuni face à ces critiques.

Comment permettre à tous de comprendre, en prenant en compte la manière d'apprendre de chacun ?

La mère des enfants de profil kinesthésique dont j'ai parlé au début de cet article a alors partagé avec le groupe les stratégies qu'elle avait elle-même mises en place pour aider ses enfants à apprendre dans un contexte qui ne leur était a priori pas adapté.

Elle a donné l'exemple d'un outil pédagogique qu'elle avait inventé pour initier ses enfants à la grammaire.

Quelle discipline pourrait être plus "auditive" que la grammaire ? Il faut analyser les mots dans une phrase, leur nature, leur fonction, comprendre la raison d'être de chaque proposition, dans l'ordre et le désordre…

Et bien elle avait bricolé des briques de couleur qui correspondaient chacune à des mots ou propositions de nature différente dans un texte. Les briques bleues correspondaient aux sujets, les briques rouges aux verbes, les briques vertes figuraient les compléments d'objet, etc.

A l'aide de ces briques, les enfants "reconstruisaient" les phrases en s'intéressant à la nature et à la fonction de chacune de ses composantes.

Invités à manipuler au lieu de lire ou écrire, ils étaient enfin dans leur élément.

Je me suis alors tournée vers les deux participantes qui ne trouvaient pas leur compte dans la formation. "Comment le formateur pourrait-il s'y prendre pour que vous vous sentiez concernées ?" leur ai-je demandé.

Il fallait qu'elles bougent, qu'elles fassent l'expérience de ce dont il parlait. Un exemple ne suffisait pas. Une explication verbale ou un schéma non plus.

C'est en m'inspirant de ces échanges que j'ai conçu la formation en ligne "Quel étudiant êtes-vous ?" (accès gratuit). Dans le cadre de ce module, je demande aux internautes de visionner trois document hébergés sur internet.

Ils portent tous les trois sur le même thème : comment adopter des stratégies de communication efficaces lors d'une présentation.

Le troisième document est une vidéo dans le cadre de laquelle le conférencier présente toutes les erreurs à éviter dans le cadre d'une présentation Powerpoint. La particularité de sa présentation est qu'il illustre son propos grâce à un diaporama qui "montre" les erreurs en même temps qu'il les annonce.

Pourquoi ai-je retenu ce document pour illustrer une approche pédagogique de type kinesthésique ?

Parce que le spectateur expérimente les "erreurs à ne pas commettre" en direct. Il s'agit d'une approche "complète" : on lui "dit" quelle est l'erreur, on la lui "montre" et on la lui fait ressentir.

 

Comment adapter ces méthodes dans le cadre d'un cours ou d'une formation ?

Si j'explique oralement, je sais que je vais capter l'attention des "auditifs". Si je fais défiler mon Powerpoint, que j'agrémente de photos, de schémas et de dessins, je sais que ce sont les "visuels" qui vont me suivre.

J'ai ensuite à coeur d'introduire de nombreux exercices dans chacun des cours que j'anime. J'invite les étudiants à se référer à leur expérience pratique pour l'articuler aux éléments théoriques que j'énonce. Je travaille également à construire des temps pédagogiques où ils vont manipuler, chercher, discuter entre eux…

Par exemple ?

Je vais prendre un exemple issu d'un blog que j'aime beaucoup (http://ruedesecoles.blogspot.be/). Dominique Donckels, illustratrice et institutrice, propose un dessin humoristique pour relater l'expérience d'une enseignante qui a monté un temps pédagogique pour initier ses élèves au système métrique.

Elle montre comment elle ne s'est pas contentée de raconter aux élèves d'où venait le "mètre", à quoi il servait, etc. Elle leur a également fait réaliser un "mètre" par eux-mêmes, puis les a invités à circuler dans la classe pour mesurer tout ce qu'ils souhaitaient.

Voici un parfait exemple de pédagogie active : les élèves écoutent, regardent, construisent et expérimentent.

Car ceux qui sont d'un profil pédagogique kinesthésique ne vont véritablement comprendre et mémoriser que lorsqu'ils mettront concrètement la main à la pâte.

 

Comment apprendre par soi-même de manière kinesthésique ?

Une nouvelle fois, tout ce que je vous raconte est bien sympathique, mais comment faire quand on a des profs "qui ne font que parler" ? Quand on a des cours très longs qui ne font que compiler des textes et des graphiques ? Quand on s'est formé sur le tas ou par l'expérience, et que l'on reprend des études universitaires qui nous demandent de lire, écrire, montrer que l'on sait ou que l'on a compris ?

Comment faire ?

On peut théoriser longtemps sur ce dont a besoin un kinesthésique pour comprendre, mais comment peut-il faire concrètement pour traduire les informations qui lui parviennent ?

Résumons.

Si vous êtes d'un profil pédagogique kinesthésique, vous avez besoin pour apprendre :

- de bouger

- de manipuler

- de ressentir

- d'être actif

 

Quatre stratégies d'apprentissage "spécial kinesthésique"

Je vous propose quatre tactiques qui pourraient vous être utiles. Evidemment, j'attends des lecteurs leurs critiques, leurs idées et solutions, et leurs stratégies propres afin de compléter ces premiers conseils.

Je précise qu'il s'agit de conseils donnés aux étudiants engagés dans des études supérieures.

 

1- Diversifier les sources d'informations disponibles

Lorsque vous devez préparer des exercices ou vous approprier un cours, ayez à votre disposition différentes sources d'informations (vos notes de cours, un accès à internet, des manuels…), afin de manipuler ces différents outils pendant que vous cherchez une solution au problème posé ou que vous envisagez de mieux comprendre certaines approches théoriques.

 

2- Elaborer des fiches de révision "interactives"

Au lieu de faire des fiches de révision qui compilent sous la forme d'un texte les informations que vous souhaitez mémoriser, faites des fiches qui décomposent selon différentes étapes soit la méthode de résolution d'un problème (en mathématiques ou statistiques par exemple), soit les étapes d'une démonstration (en philosophie, psychologie…) soit la chronologie d'une période (en Histoire…).

Découpez ensuite vos fiches pour que chaque "morceau" figure l'une des étapes, et mélangez-les.

Lorsque vous chercherez à mémoriser ce contenu, vous devrez manipuler les différents papiers ainsi obtenus pour les remettre dans l'ordre.

Quel intérêt ?

Pendant que vous construisez votre fiche, vous mettez les informations en ordre et vous cherchez les liens logiques qui les organisent (ce qui favorise la compréhension).

Lorsque vous révisez, vous cherchez à ré-organiser les différents éléments de manière active.

 

3- Construire un jeu de questions/réponses

Pour apprendre votre cours, élaborez une liste de questions auxquelles vous devriez être capable de répondre.

Pour mémoriser les réponses, piochez des questions au hasard et tentez d'y répondre. Vous pouvez commencer par faire des allers-retours entre les questions et votre cours.

Petit à petit, le nombre de questions va augmenter, ainsi que la précision de vos réponses.

Cette technique révèle tout son potentiel lorsqu'elle est pratiquée à plusieurs.

 

4- Elaborer des fiches de révision "résolution de problème" que vous pourrez manipuler à loisir

Elaborez des fiches qui permettent de manipuler les informations : toutes les définitions d'un côté, toutes les formules de l'autre, puis les méthodes de calcul ou les théorèmes, les auteurs, les oeuvres, les notions, etc.

Face à un exercice ou à un sujet de dissertation, classez toutes les informations qui ont un lien avec le problème soulevé et entraînez-vous à sélectionner et organiser les informations adéquates.

 

Que pensez-vous de ces différentes techniques ?

En connaissez-vous d'autres ?

6 Commentaires

  1. Jeremy

    Ces quatre tactiques d'apprentissages sont vraiment tout ce qu'il me fallait. Surtout les points 2/ et 3/.
    Etant kinesthésique et travaillant par correspondance, à moins d'être concentré à 100%, je m'ennuie bien vite de mes cours et ai toujours l'envie de bouger.
    Cet article tombe à point ! Je vais donc tester ça tout de suite et je posterai un autre commentaire pour apporter mon point de vue.
    Merci :)

  2. Hélène WEBER

    Bonjour,

    Votre message me fait très plaisir. Je suis persuadée que beaucoup d'étudiants qui ont l'impression de ne pas réussir à se concentrer ou à rester en place ont un côté kinesthésique développé et pensent qu'ils ne sont en fait pas fait pour les études…

    N'hésitez pas à revenir parler de votre expérience. Je suis sûre qu'il existe beaucoup d'autres techniques, tactiques et stratégies d'apprentissage qui pourraient vous convenir.

    A bientôt,

    Hélène

  3. kevin

    Bonjour,

    Merci pour cette article car je me rend compte que maintenant à 24 ans que je suis complètement kinesthésique et que j'ai effectivement toujours eu ce type de problème à l'école.

    J'ai commencer une formation en dessin de topographie et paysagisme et dans l'introduction du livre il parlait justement du profil d'apprenant mais moi ne portant pas attention a mon profil, j'ai continuer la lecture   et la phase numéro 1 du livre :"Trigonométrie pratique" et la complètement perdu n'avance pas.Elle est censé durer 4 mois et cela fais 2 ans que j'ai entre quillemet laisser tomber car je n'arrive pas apprendre.

    Je suis désireux d'apprendre le japonais et j'ai rencontrer une dame japonaise qui m'a dit:"tout dabord il faut que je vois ton profil d'apprenant" et a travers ses questions et le mouvement de mes yeux elle s'est rendu compte que j'étais effectivement kinesthésique.

    Je suis décue d'être comme cela mais votre article m'a redonner l'envie d'y arriver et de faire les chose différemment.

    Merci :)

    • Hélène WEBER

      Bonjour Kevin,

      A priori, il est tout de même plus commode de trouver un mode d’enseignement (et un type d’enseignant) qui nous correspond que de s’adapter lorsque l’on est kinesthésique. C’est-à-dire que je ne trouve pas surprenant que vous ayez rencontré des difficultés dans le système scolaire classique, qui privilégie tout de même bien plus les « visuels » et les « auditifs ». Cela dit, il existe aussi des enseignants (et des approches pédagogiques) qui ont à coeur de transmettre les contenus sur le mode kinesthésique : en passant par l’expérimentation pratique, en faisant appel à l’expérience, en mettant les étudiants en position d’acteur du processus d’apprentissage.

      Peut-être avez-vous déjà fait l’expérience de vous sentir particulièrement à l’aise dans une situation d’apprentissage qui en déroutait plus d’un. Une personne très « audiditive », dont l’apprentissage passe avant tout par les mots et la transmission verbale aura par exemple des facilités dans les matières littéraires, mais se trouvera en difficulté dès qu’un savoir-faire lui sera communiqué dans l’action. Sa question sera alors : comment traduire cela en mots ?

      Dans le cas du kinesthésique, la question serait plutôt : comment traduire cela en gestes ?

      J’ai travaillé pendant quatre ans dans une école d’éducateur ayant la « pédagogie active » comme projet d’établissement. La question des formateurs était alors constamment : comment rendre les étudiants acteurs et actifs ? Comment les amener à « faire » plutôt qu’à apprendre par coeur, lire ou écrire de la théorie toute faite… Comment les amener à penser à s’approprier les contenus, mais surtout, comment les amener à en faire quelque chose qui a du sens pour eux-mêmes dans le cadre du métier qu’ils sont en train d’apprendre ?

      A bientôt,

      Hélène

  4. Saloua

    Bonjour,

    Votre article est très intéressant. Il s'adresse aux personnes au profil kinesthésique désirant comprendre un contenu théorique ou qu'on peut difficilement s'approprier en "faisant".

    Que dire de la situation inverse ? Comment des personnes ayant un profil auditif ou visuel se devant d'adopter une démarche d'apprentissage par l'action peuvent-elles apprendre efficacement ? Il est bien utile de vouloir tenir compte de son profil pédagogique pour mieux travailler, mais je crois que c'est loin d'être choix : La filière où on se trouve impose une certaine méthode de travailler et il serait contre productif de s'en tenir à ses propores capacités. Qu'en dites vous ?

    • Hélène WEBER

      Bonjour Saloua,

      Vos remarques sont évidemment très pertinentes. Vous avez entièrement raison, nous développons des capacités et un profil pédagogique sans vraiment le vouloir, et ensuite, nous nous retrouvons pénalisés par la manière d’enseigner dans les institutions scolaires que nous fréquentons ou des enseignants que nous croisons sur notre route…

      Je parle des kinesthésiques dans cet article parce que la majorité des formations « prestigieuses » sont tout de même bien plus faciles d’accès pour les « auditifs » ou les « visuels ». Mais vous avez raison : dans l’école où je travaille, il y a une UV de réalisation d’un projet technique (les étudiants doivent faire des plans et construire un meuble ou autres dans une halle industrielle). Il y a également les séances de travaux pratiques qui demandent un certain savoir-faire « en situation ». C’est d’ailleurs intéressant de constater combien certains étudiants sont excellents quand il s’agit des cours théoriques (maths, physique, chimie). Ils résolvent comme personne leurs intégrales doubles. Par contre, ils sont perdus en TP de Chimie, en stage et devant leur perceuse quand il s’agit de mettre concrètement la main à la pâte. 

      Cela peut effectivement devenir un problème. Ma mère par exemple, qui est une pure auditive, n’a jamais eu de difficulté à lire et à intégrer les connaissances qui lui étaient communiquées par écrit ou à l’oral. Par contre, elle n’a jamais réussi à obtenir son permis de conduire. Le code ne lui posait aucun problème. la pratique en revanche, la mettait constamment en difficulté. Elle pourrait expliquer en théorie comment conduire une voiture. Mais ne lui demander pas de prendre le volant.

      Je pense que le fait de prendre conscience de son profil pédagogique permet de mieux se connaître. Cela permet de mieux comprendre ce qui nous convient, ce qui nous met en difficulté, et d’envisager des voies possibles de progression. 

      Lorsque l’on passe au « comment faire », d’autres approches complémentaires peuvent être intéressantes à envisager. Parce qu’effectivement, un savoir théorique (acquis sur le mode auditif ou visuel), ne suffit pas pour la mise en pratique. La question est alors de savoir comment progresser malgré tout : comment s’améliorer dans un domaine, quel qu’il soit, qui nous met en difficulté ?

      Traduire les informations d’une langue mentale à l’autre n’est pas la seule manière d’envisager cette question. 

      J’ai d’ailleurs en projet un nouvel article sur ce thème : Comment s’auto-évaluer pour progresser et dépasser son « palier de satisfaction ».

      A bientôt,

      hélène

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