Comment travailler lorsque l’on est de profil pédagogique kinesthésique ?

J'ai récemment suivi une formation de deux jours sur le thème des "profils d'apprentissage". Parmi les 20 personnes rassemblées pour participer, il y avait des enseignants, des coachs scolaires, des conseillers d'éducation et des parents.

Une mère de cinq enfants a ainsi évoqué les difficultés qu'elle rencontrait dans l'accompagnement scolaire de deux d'entre eux. Ils ne semblaient pas s'intéresser aux activités scolaires classiques (récitation, mémorisation des leçons…) et avaient beaucoup de mal à se concentrer. Elle avait beau passer un temps conséquent à leur expliquer ce qu'ils semblaient ne pas comprendre, et investir beaucoup d'énergie pour leur donner envie de s'impliquer, rien ne paraissait fonctionner.

Ils ne s'intéressaient pas à l'école et obtenaient de piètres résultats. Ses efforts semblaient vains.

Et puis, à force de lectures et de recherches diverses, elle découvrit qu'il existait différents profils d'apprentissage (si vous découvrez cette notion, vous pouvez commencer par lire cet article : Les profils pédagogiques).

Nous adoptons tous des stratégies différentes pour comprendre le monde qui nous entoure, pour mémoriser les informations que nous avons pour objectif d'être en mesure de réutiliser, et donc pour apprendre de manière générale.

Certains ont besoin qu'on leur transmette verbalement les informations pour les appréhender (les "auditifs"). Ils se redisent les choses dans leur tête, à la fois pour les comprendre et les mémoriser.

D'autres ont besoin qu'on leur montre les informations pour les comprendre (les "visuels"). Un schéma, un graphique ou une formule sera toujours plus clair à leurs yeux qu'un long discours.

Mais d'autres encore n'intègrent véritablement les informations que lorsque leur corps est impliqué dans le processus d'apprentissage. Ils ont besoin de toucher, de manipuler, de bouger pour que les informations prennent sens et s'inscrivent dans leur mémoire. Ces derniers sont de profil pédagogique "kinesthésique".

 

Les profils pédagogiques et la question de la réussite scolaire

Les disciplines scolaires et les différentes pédagogies d'enseignement font une place différente aux informations verbales et visuelles, ainsi qu'à l'expérimentation dans leurs contenus.

Les matières littéraires font ainsi une place prépondérante aux informations de nature auditive.

Les disciplines scientifiques conduisent à s'intéresser préférentiellement aux informations de nature visuelle.

Les disciplines artistiques, le sport ou la technologie privilégient l'approche kinesthésique.

Une pédagogie d'enseignement axée sur l'apprentissage par coeur, la récitation ou l'écriture de textes va favoriser les élèves/étudiants de profil auditif.

Les pédagogies actives, basées sur l'expérimentation, l'observation et plus généralement l'exploitation de l'expérience vécue va davantage favoriser les élèves/étudiants de profil kinesthésique.

Pendant la formation que j'ai suivie, le formateur a consacré un temps important à nous exposer oralement son approche théorique. Il a projeté un Powerpoint, mais les diapos comprenaient essentiellement des textes et quelques schémas. 

En tant qu'auditive, je me sentais tout à fait à ma place et j'intégrais les informations sans difficulté.

Il a également mis en place trois jeux de formation. Nous étions donc sollicités pour collaborer, en sous-groupe, afin d'atteindre certains objectifs. Les jeux se concluaient néanmoins toujours par une restitution orale de l'expérience vécue. Nous avons donc passé beaucoup de temps à parler et écouter.

C'est ainsi que le deuxième jour de formation, deux participantes ont manifesté leur mécontentement. Elles ne tiraient pas profit comme elles l'auraient souhaité du contenu présenté.

"J'ai besoin de bouger" a dit l'une. "Si je passe trop de temps sur ma chaise à écouter, mon attention décline très vite. Je me disperse, je pense à autre chose et je ne retiens rien".

"Je ne comprends pas vraiment si je ne fais qu'observer" a dit l'autre. "J'ai besoin de faire moi-même, de manipuler et de ressentir les choses pour les comprendre".

 

L'enseignant face aux profils kinesthésiques

Le formateur s'est trouvé bien démuni face à ces critiques.

Comment permettre à tous de comprendre, en prenant en compte la manière d'apprendre de chacun ?

La mère des enfants de profil kinesthésique dont j'ai parlé au début de cet article a alors partagé avec le groupe les stratégies qu'elle avait elle-même mises en place pour aider ses enfants à apprendre dans un contexte qui ne leur était a priori pas adapté.

Elle a donné l'exemple d'un outil pédagogique qu'elle avait inventé pour initier ses enfants à la grammaire.

Quelle discipline pourrait être plus "auditive" que la grammaire ? Il faut analyser les mots dans une phrase, leur nature, leur fonction, comprendre la raison d'être de chaque proposition, dans l'ordre et le désordre…

Et bien elle avait bricolé des briques de couleur qui correspondaient chacune à des mots ou propositions de nature différente dans un texte. Les briques bleues correspondaient aux sujets, les briques rouges aux verbes, les briques vertes figuraient les compléments d'objet, etc.

A l'aide de ces briques, les enfants "reconstruisaient" les phrases en s'intéressant à la nature et à la fonction de chacune de ses composantes.

Invités à manipuler au lieu de lire ou écrire, ils étaient enfin dans leur élément.

Je me suis alors tournée vers les deux participantes qui ne trouvaient pas leur compte dans la formation. "Comment le formateur pourrait-il s'y prendre pour que vous vous sentiez concernées ?" leur ai-je demandé.

Il fallait qu'elles bougent, qu'elles fassent l'expérience de ce dont il parlait. Un exemple ne suffisait pas. Une explication verbale ou un schéma non plus.

C'est en m'inspirant de ces échanges que j'ai conçu la formation en ligne "Quel étudiant êtes-vous ?" (accès gratuit). Dans le cadre de ce module, je demande aux internautes de visionner trois document hébergés sur internet.

Ils portent tous les trois sur le même thème : comment adopter des stratégies de communication efficaces lors d'une présentation.

Le troisième document est une vidéo dans le cadre de laquelle le conférencier présente toutes les erreurs à éviter dans le cadre d'une présentation Powerpoint. La particularité de sa présentation est qu'il illustre son propos grâce à un diaporama qui "montre" les erreurs en même temps qu'il les annonce.

Pourquoi ai-je retenu ce document pour illustrer une approche pédagogique de type kinesthésique ?

Parce que le spectateur expérimente les "erreurs à ne pas commettre" en direct. Il s'agit d'une approche "complète" : on lui "dit" quelle est l'erreur, on la lui "montre" et on la lui fait ressentir.

 

Comment adapter ces méthodes dans le cadre d'un cours ou d'une formation ?

Si j'explique oralement, je sais que je vais capter l'attention des "auditifs". Si je fais défiler mon Powerpoint, que j'agrémente de photos, de schémas et de dessins, je sais que ce sont les "visuels" qui vont me suivre.

J'ai ensuite à coeur d'introduire de nombreux exercices dans chacun des cours que j'anime. J'invite les étudiants à se référer à leur expérience pratique pour l'articuler aux éléments théoriques que j'énonce. Je travaille également à construire des temps pédagogiques où ils vont manipuler, chercher, discuter entre eux…

Par exemple ?

Je vais prendre un exemple issu d'un blog que j'aime beaucoup (http://ruedesecoles.blogspot.be/). Dominique Donckels, illustratrice et institutrice, propose un dessin humoristique pour relater l'expérience d'une enseignante qui a monté un temps pédagogique pour initier ses élèves au système métrique.

Elle montre comment elle ne s'est pas contentée de raconter aux élèves d'où venait le "mètre", à quoi il servait, etc. Elle leur a également fait réaliser un "mètre" par eux-mêmes, puis les a invités à circuler dans la classe pour mesurer tout ce qu'ils souhaitaient.

Voici un parfait exemple de pédagogie active : les élèves écoutent, regardent, construisent et expérimentent.

Car ceux qui sont d'un profil pédagogique kinesthésique ne vont véritablement comprendre et mémoriser que lorsqu'ils mettront concrètement la main à la pâte.

 

Comment apprendre par soi-même de manière kinesthésique ?

Une nouvelle fois, tout ce que je vous raconte est bien sympathique, mais comment faire quand on a des profs "qui ne font que parler" ? Quand on a des cours très longs qui ne font que compiler des textes et des graphiques ? Quand on s'est formé sur le tas ou par l'expérience, et que l'on reprend des études universitaires qui nous demandent de lire, écrire, montrer que l'on sait ou que l'on a compris ?

Comment faire ?

On peut théoriser longtemps sur ce dont a besoin un kinesthésique pour comprendre, mais comment peut-il faire concrètement pour traduire les informations qui lui parviennent ?

Résumons.

Si vous êtes d'un profil pédagogique kinesthésique, vous avez besoin pour apprendre :

– de bouger

– de manipuler

– de ressentir

– d'être actif

 

Quatre stratégies d'apprentissage "spécial kinesthésique"

Je vous propose quatre tactiques qui pourraient vous être utiles. Evidemment, j'attends des lecteurs leurs critiques, leurs idées et solutions, et leurs stratégies propres afin de compléter ces premiers conseils.

Je précise qu'il s'agit de conseils donnés aux étudiants engagés dans des études supérieures.

 

1- Diversifier les sources d'informations disponibles

Lorsque vous devez préparer des exercices ou vous approprier un cours, ayez à votre disposition différentes sources d'informations (vos notes de cours, un accès à internet, des manuels…), afin de manipuler ces différents outils pendant que vous cherchez une solution au problème posé ou que vous envisagez de mieux comprendre certaines approches théoriques.

 

2- Elaborer des fiches de révision "interactives"

Au lieu de faire des fiches de révision qui compilent sous la forme d'un texte les informations que vous souhaitez mémoriser, faites des fiches qui décomposent selon différentes étapes soit la méthode de résolution d'un problème (en mathématiques ou statistiques par exemple), soit les étapes d'une démonstration (en philosophie, psychologie…) soit la chronologie d'une période (en Histoire…).

Découpez ensuite vos fiches pour que chaque "morceau" figure l'une des étapes, et mélangez-les.

Lorsque vous chercherez à mémoriser ce contenu, vous devrez manipuler les différents papiers ainsi obtenus pour les remettre dans l'ordre.

Quel intérêt ?

Pendant que vous construisez votre fiche, vous mettez les informations en ordre et vous cherchez les liens logiques qui les organisent (ce qui favorise la compréhension).

Lorsque vous révisez, vous cherchez à ré-organiser les différents éléments de manière active.

 

3- Construire un jeu de questions/réponses

Pour apprendre votre cours, élaborez une liste de questions auxquelles vous devriez être capable de répondre.

Pour mémoriser les réponses, piochez des questions au hasard et tentez d'y répondre. Vous pouvez commencer par faire des allers-retours entre les questions et votre cours.

Petit à petit, le nombre de questions va augmenter, ainsi que la précision de vos réponses.

Cette technique révèle tout son potentiel lorsqu'elle est pratiquée à plusieurs.

 

4- Elaborer des fiches de révision "résolution de problème" que vous pourrez manipuler à loisir

Elaborez des fiches qui permettent de manipuler les informations : toutes les définitions d'un côté, toutes les formules de l'autre, puis les méthodes de calcul ou les théorèmes, les auteurs, les oeuvres, les notions, etc.

Face à un exercice ou à un sujet de dissertation, classez toutes les informations qui ont un lien avec le problème soulevé et entraînez-vous à sélectionner et organiser les informations adéquates.

 

Que pensez-vous de ces différentes techniques ?

En connaissez-vous d'autres ?

50 Responses to Comment travailler lorsque l’on est de profil pédagogique kinesthésique ?
  1. Jeremy dit :

    Ces quatre tactiques d'apprentissages sont vraiment tout ce qu'il me fallait. Surtout les points 2/ et 3/.
    Etant kinesthésique et travaillant par correspondance, à moins d'être concentré à 100%, je m'ennuie bien vite de mes cours et ai toujours l'envie de bouger.
    Cet article tombe à point ! Je vais donc tester ça tout de suite et je posterai un autre commentaire pour apporter mon point de vue.
    Merci 🙂

  2. Hélène WEBER dit :

    Bonjour,

    Votre message me fait très plaisir. Je suis persuadée que beaucoup d'étudiants qui ont l'impression de ne pas réussir à se concentrer ou à rester en place ont un côté kinesthésique développé et pensent qu'ils ne sont en fait pas fait pour les études…

    N'hésitez pas à revenir parler de votre expérience. Je suis sûre qu'il existe beaucoup d'autres techniques, tactiques et stratégies d'apprentissage qui pourraient vous convenir.

    A bientôt,

    Hélène

  3. kevin dit :

    Bonjour,

    Merci pour cette article car je me rend compte que maintenant à 24 ans que je suis complètement kinesthésique et que j'ai effectivement toujours eu ce type de problème à l'école.

    J'ai commencer une formation en dessin de topographie et paysagisme et dans l'introduction du livre il parlait justement du profil d'apprenant mais moi ne portant pas attention a mon profil, j'ai continuer la lecture   et la phase numéro 1 du livre :"Trigonométrie pratique" et la complètement perdu n'avance pas.Elle est censé durer 4 mois et cela fais 2 ans que j'ai entre quillemet laisser tomber car je n'arrive pas apprendre.

    Je suis désireux d'apprendre le japonais et j'ai rencontrer une dame japonaise qui m'a dit:"tout dabord il faut que je vois ton profil d'apprenant" et a travers ses questions et le mouvement de mes yeux elle s'est rendu compte que j'étais effectivement kinesthésique.

    Je suis décue d'être comme cela mais votre article m'a redonner l'envie d'y arriver et de faire les chose différemment.

    Merci 🙂

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour Kevin,

      A priori, il est tout de même plus commode de trouver un mode d’enseignement (et un type d’enseignant) qui nous correspond que de s’adapter lorsque l’on est kinesthésique. C’est-à-dire que je ne trouve pas surprenant que vous ayez rencontré des difficultés dans le système scolaire classique, qui privilégie tout de même bien plus les « visuels » et les « auditifs ». Cela dit, il existe aussi des enseignants (et des approches pédagogiques) qui ont à coeur de transmettre les contenus sur le mode kinesthésique : en passant par l’expérimentation pratique, en faisant appel à l’expérience, en mettant les étudiants en position d’acteur du processus d’apprentissage.

      Peut-être avez-vous déjà fait l’expérience de vous sentir particulièrement à l’aise dans une situation d’apprentissage qui en déroutait plus d’un. Une personne très « audiditive », dont l’apprentissage passe avant tout par les mots et la transmission verbale aura par exemple des facilités dans les matières littéraires, mais se trouvera en difficulté dès qu’un savoir-faire lui sera communiqué dans l’action. Sa question sera alors : comment traduire cela en mots ?

      Dans le cas du kinesthésique, la question serait plutôt : comment traduire cela en gestes ?

      J’ai travaillé pendant quatre ans dans une école d’éducateur ayant la « pédagogie active » comme projet d’établissement. La question des formateurs était alors constamment : comment rendre les étudiants acteurs et actifs ? Comment les amener à « faire » plutôt qu’à apprendre par coeur, lire ou écrire de la théorie toute faite… Comment les amener à penser à s’approprier les contenus, mais surtout, comment les amener à en faire quelque chose qui a du sens pour eux-mêmes dans le cadre du métier qu’ils sont en train d’apprendre ?

      A bientôt,

      Hélène

      • sabrina dit :

        Bonjour

        j ai toujours su que mon fils etait different.?la je viens de comprendre….enfin 1 mot sur sa difference…kinesthesique…je me rends compte qu il a du souffrir durant ttes ces annees d etudes….il a 16 ans et arrive a saturation sur les bancs d ecole qui ne lui offre pas de pedagogie active comme la plupart des ecoles….il me parle souvent de son instit en 3 eme primaire…il emmenait sa classe a l exterieur…et commencait 1 lecon de sciences lorquil tombait sur 1 coccinelle….1 lecon d histoire face au monument en ville…..c est la seule annee lors des reunions de parents….u le prof n en n avait que pour mon fils….les autrew annees c etait tjrs les memes propos…il ne reste pas en place…il decroche au bout d 1 moment….ait le pitre….merci pour votre article

        • Hélène WEBER dit :

          Bonjour,

          Je vous remercie pour votre partage d’expérience. Je vous conseille également le livre « L’Elément » de Ken Robinson. Car au-delà de bien réussir à l’école, l’important est de réussir à trouver sa place dans la vie. Comme beaucoup d’enfants kinesthésiques, votre fils a du mal à correspondre à ce qui est attendu à l’école (intelligences logique, verbale, introspection), mais ses qualités (intelligences spatiale, interpersonnelle, kinesthésique) vont assurément faire de lui une personne hors pair dès l’instant où il aura trouvé l’environnement au sein duquel il pourra exploiter son potentiel.

          A bientôt,

          Hélène

  4. Saloua dit :

    Bonjour,

    Votre article est très intéressant. Il s'adresse aux personnes au profil kinesthésique désirant comprendre un contenu théorique ou qu'on peut difficilement s'approprier en "faisant".

    Que dire de la situation inverse ? Comment des personnes ayant un profil auditif ou visuel se devant d'adopter une démarche d'apprentissage par l'action peuvent-elles apprendre efficacement ? Il est bien utile de vouloir tenir compte de son profil pédagogique pour mieux travailler, mais je crois que c'est loin d'être choix : La filière où on se trouve impose une certaine méthode de travailler et il serait contre productif de s'en tenir à ses propores capacités. Qu'en dites vous ?

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour Saloua,

      Vos remarques sont évidemment très pertinentes. Vous avez entièrement raison, nous développons des capacités et un profil pédagogique sans vraiment le vouloir, et ensuite, nous nous retrouvons pénalisés par la manière d’enseigner dans les institutions scolaires que nous fréquentons ou des enseignants que nous croisons sur notre route…

      Je parle des kinesthésiques dans cet article parce que la majorité des formations « prestigieuses » sont tout de même bien plus faciles d’accès pour les « auditifs » ou les « visuels ». Mais vous avez raison : dans l’école où je travaille, il y a une UV de réalisation d’un projet technique (les étudiants doivent faire des plans et construire un meuble ou autres dans une halle industrielle). Il y a également les séances de travaux pratiques qui demandent un certain savoir-faire « en situation ». C’est d’ailleurs intéressant de constater combien certains étudiants sont excellents quand il s’agit des cours théoriques (maths, physique, chimie). Ils résolvent comme personne leurs intégrales doubles. Par contre, ils sont perdus en TP de Chimie, en stage et devant leur perceuse quand il s’agit de mettre concrètement la main à la pâte. 

      Cela peut effectivement devenir un problème. Ma mère par exemple, qui est une pure auditive, n’a jamais eu de difficulté à lire et à intégrer les connaissances qui lui étaient communiquées par écrit ou à l’oral. Par contre, elle n’a jamais réussi à obtenir son permis de conduire. Le code ne lui posait aucun problème. la pratique en revanche, la mettait constamment en difficulté. Elle pourrait expliquer en théorie comment conduire une voiture. Mais ne lui demander pas de prendre le volant.

      Je pense que le fait de prendre conscience de son profil pédagogique permet de mieux se connaître. Cela permet de mieux comprendre ce qui nous convient, ce qui nous met en difficulté, et d’envisager des voies possibles de progression. 

      Lorsque l’on passe au « comment faire », d’autres approches complémentaires peuvent être intéressantes à envisager. Parce qu’effectivement, un savoir théorique (acquis sur le mode auditif ou visuel), ne suffit pas pour la mise en pratique. La question est alors de savoir comment progresser malgré tout : comment s’améliorer dans un domaine, quel qu’il soit, qui nous met en difficulté ?

      Traduire les informations d’une langue mentale à l’autre n’est pas la seule manière d’envisager cette question. 

      J’ai d’ailleurs en projet un nouvel article sur ce thème : Comment s’auto-évaluer pour progresser et dépasser son « palier de satisfaction ».

      A bientôt,

      hélène

  5. Claudia dit :

    Bonjour, je suis une etudiante en secondaire trois et je viens de lire votre article. Je suis kinesthésique a 100% et je suis completement perdue lors de mes cours de mathematique. Mon prof ne fais que parler et nous ne fesons jamais d’exercises appliques. J’ai besoin d’augmenter ma moyenne d’au moins 20% d’ici mes examens finaux. Avez vous des trucs miracles pour plus specifiquement les mathematiques? Merci beaucoup d’avance. J’utilise deja les cartes interactives et les questions-reponsses mais pour les maths, je n’ai pas de methodes.

  6. Coralie dit :

    Bonjour,

    Étant kinesthésique, j'ai crû que toute étude universitaire me serait impossible. Depuis plusieurs années, je m'intéresse à la pédagogie, et bien entendu, ce qui m'intéresse le plus c'est celle qui engage l'apprenant de manière active dans son apprentissage. A cela s'ajoute aussi, l'importance du ressenti car pour certains, les émotions peuvent être tels qu'il va être très difficile de pouvoir se concentrer et s'impliquer dans le sujet. 

    Diversifier ses différentes sources ? Oui carrément car cela permet d'avoir différents angles de vues. Personnellement, je me suis sentie bloquée lorsque la seule source d'apprentissage venait du professeur car je ne savais pas comment le restituer. Pour moi, trop d'info ne tue pas l'infos, au contraire, elle la complête et l'enrichit. 

    Pour ce qui est des fiches de révision, je suis d'accord avec vous et j'ajoute qu'il est important pour moi de faire des liens entre tout ce que j'apprnds. Et là, les cartes mentales sont vraiment top pour ça. Je préfère d'ailleurs les utiliser sur un grand tableau weleda quand j'apprends car je bouge et ne suis pas limité à ma petite page… la facilitation visuelle est très intéressante pour ça…

    En ce qui concerne les questions-réponses, il est vrai que je l'ai apparenté à un questionnaire et à une exigence de précision et de recherche du détail, ce qui est moins mon truc car je vois les choses de manière plus globale (je crois que c'est aussi une des caractéristique du kinesthésique…)

    J'aimerais aussi ajouter qu'aujourd'hui, je préfèrerai faire  des études universitaires par internet car j'aurai le choix d'avancer à mon rythme… mais il me faudrait aussi pouvoir échanger et partager par téléphone et/ou en face à face (en individuel et/ou en groupe) pour appréhender, comprendre et retenir les différentes notions abordés.

    Je confirme, il peut être assez difficile pour un kinesthésique de formuler un projet par écrit surtout si ce projet n'est pas expérimenter : la pratique d'abord, la théorie après 😉

     

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour Coralie,

      Je vous remercie infiniment pour votre témoignage. Vous mettez particulièrement bien en évidence les limites de l’apprentissage magistral (dominant dans les premières années d’un cursus universitaire) lorsque l’on est de profil pédagogique kinesthésique.

      A bientôt,

      Hélène

  7. Elodie dit :

    Bonjour Hélène,
    Merci pour vos travaux. J’ai découvert il y a peu que j’étais de profil hypersensible ET de surcroit, kinésthésique! Mon Dieu, quelle horreur! Certes, les émotions sont bel et bien omniprésentes dans les choses de natures négatives mais aussi positives, et heureusement. Comme la plupart des témoignages, j’ai toujours cru que j’étais hyper active, que mon cerveau était « limité » en fait, bien que, au fond de moi, je savais que je n’étais pas bête, mais face à la réalité scolaire où tout le monde nous écrase, car, nous ne sommes pas aussi bons qu’eux, c’est difficile; je l’ai très mal vécu à vrai dire. Comme si, le cerveau ne voulait-pouvait- pas faire l’effort d’apprendre. Comme une sorte de flegme. J’ai eu la chance d’avoir une école maternelle et primaire où les instits privilégiaient les jeux, le toucher, les sorties nature etc en fait, c’est pour cela que, je garde un excellent souvenir et précis de ces années-là, et les suivantes que très peu. Aussi, j’ai découvert que ma facheuse façon de croiser des gens ds la rue-que je connais- mais que je ne « vois » pas en ayant une vision de 12/10, tout de meme, était aussi un facteur lié à la mémoire kinésthésique…ouf!! j’ai une explication! Outre cela, il y a la mémoire olfactive qui joue, je pense, un rôle dans celle-ci. Ainsi quand je pense à mon chat(par exemple!), je vois plus facilement son poil doux et son odeur-je précise qu’il a une odeur très très agréable hein- que sa frimousse. Il en est de même pour les doublages des séries américaines: si j’entends une voix d’acteur qui m’est connue, je saurai dire sur le champs qui portait cette voix-là ultérieurement et dans quel feuilleton. Tout ce recueil psy pour vous dire merci! et aussi, si vous aviez éventuellement des titres d’ouvrages qui parlent des techniques d’apprentissages, des pédagogies type Freinet peut-être?, ou plus ciblés sur la mémoire kinésthésique, je suis preneuse! je compte faire un thématique pour valider mes études de monitrice-‘éducatrice.
    Cordialement,
    Elodie

    • sabrina dit :

      bonjour

      puis je vous demander ce que vous voulez dire par….ne pas voir les gens ds la rue…c est 1 peu le profil de mon fils….j aimerai tellement comprendre certains aspects de sa'personnalite…merci bc

      Sabrina

  8. Hélène WEBER dit :

    Bonjour Elodie,

    Votre témoignage est vraiment intéressant. Vous mettez en évidence de manière très juste le lien qui existe entre la découverte de son profil pédagogique et le sentiment de compétence. Lorsque l’on découvre son potentiel et ses talents, il est alors possible d’envisager comment l’exploiter de manière adaptée.

    Concernant vos écrits pour le diplôme de ME, je vous conseillerais d’aller directement à la source et de lire les ouvrages de La Garanderie, de Freinet, de Montessori…

    Merci et à bientôt,
    Hélène

  9. Jérôme de Courtivron dit :

    Bonjour Hélène,

    Merci pour votre article, c’est toujours agréable de lire des choses avec un jargon plus accessible que celui des pédagogues et autres spécialistes du genre.

    Je suis actuellement en Master 2 pour être professeur des écoles.
    J’ai décidé de faire mon mémoire sur la kinesthésie : Comment aider les élèves kinesthésiques à progresser dans le système éducatif français ? Tout une histoire 😉
    Je cherche la vidéo dont vous parlez dans l’article, pourriez-vous m’en donner le lien, je ne la trouve pas dans la formation ?
    D’autre part si vous avez des liens, articles ou livres de référence, je suis preneur (pas évident de se documenter sur le sujet)

    Je vous remercie,

    Jérôme

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour,

      Voici la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=lpvgfmEU2Ck

      Voici un autre lien vers une vidéo où je fais la présentation du livre « Le dialogue pédagogique avec l’élève » d’Antoine de La Garanderie : http://donnezdusens.fr/le-dialogue-pedagogique-avec-leleve-de-la-garanderie/

      D’une manière générale, je vous recommande les livres de La Garanderie (où il évoque la notion de profil pédagogique, et donc du profil kinesthésique).

      Je vous recommande également les livres des pédagogues comme Montessori, Decroly ou Freinet, qui sont dans l’application constante de leurs idées à la situation d’apprentissage. Ils font tous la part belle aux approches de pédagogie active, où l’apprenant est acteur de son apprentissage.

      A bientôt,

      Hélène

       

  10. Tal dit :

    Bonjour,
    Je suis étudiante en licence 1 de psychologie et aujourd’hui je commençais à réviser pour mes partielles de janvier en relisant mes cours.
    Pendant les cours magistraux j’ai trouvé tous les concepts très intéressant et j’ai vraiment tout compris c’était impressionnent, mais la en révisant toute seule devant mon ordinateur je me suis senti perdu et je me voyait être complètement déconcentré par tout… Je ne savais plus quoi faire alors j’ai commencé à regarder sur internet des méthodes qui permettrait d’apprendre efficacement. En effet il est vrai que durant ma scolarité primaire j’avais des assez bons résultats en contrôle continu mais que se sois pour le brevet ou pour le bac j’ai vraiment été ras les pâquerette alors que je suis une élève plutôt studieuse et motiver.
    J’ai donc effectué un test sur internet pour savoir quelle type de mémoire j’avais et le résultat fut à 80% kinesthésique et 20% auditive, et la tout a été clairs mais s’est alors poser une question… Comment je vais pouvoir apprendre mes cours encore très théorique de la psychologie…
    Je me suis senti vraiment désespérer car ayant déjà des problèmes de dyslexie ça en rajoutais encore une couche..
    Et la je suis tombé sur votre site alors vraiment je vous remercie sincèrement parce que même en lisant juste les méthodes que vous proposiez j’étais déjà sur qu’il fallait que j’apprenne de cette façon pour tout.
    Alors vraiment je vous remercie comme vous ne pouvez vous en douter et peut être que grâce à votre article je vais avoir enfin droit à la reconnaissance de mon travail.

    Merci encore !
    Céci

  11. luc dit :

    J’arrive à la cinquantaine pour enfin comprendre mon fonctionnement, effectivement j’ai de grosses difficultées de concentrations sur des sujets qui ne m’interesse pas, par contre j’éprouve un certain plaisir à exeller sur ce qui me touche je suis très curieux de nature j’écris des livres sur le patrimoine locale, je suis quelqu’un de terrain, j’ai effectivement besoin de m’imprégner de toucher et de sentir mon environnement afin de mieux appréhender des sujets. je me positionne en tant que l’autre, j’ai pour objectif avoir la pensée de l’autre pour travailler. comprendre c’est se poser les bonnes questions, non pas qu’est ce que c’est cette choses ? mais de quoi avait-il besoin ? Personnellement je pense que ce qui à été pour moi longtemps un handicape se transforme en atout, il me suffit d’aborder les problèmes par d’autres bouts.

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour,

      Vous dites une chose que je trouve essentielle : « ce qui a été pour moi longtemps un handicap se transforme en atout ».

      J’ai la conviction que le regard que l’on porte sur les choses a le pouvoir de changer la vie. La façon dont vous expérimentez le monde et le rapport aux autres est une richesse immense !

      A bientôt,

      Hélène

  12. Elpy dit :

    Bonsoir !
    Je suis moi aussi de profil kinesthésique (très largement), et je vous remercie pour cet article très parlant.
    J’ai réussi à m’en « sortir » avec ma mémoire pendant longtemps et ma méthode était la suivante : pour chaque donnée/cours, j’inventais un genre d’histoire avec une grande composante émotionnelle. La chose est difficile à expliquer, mais pour essayer d’être plus explicite, disons que je m’imaginais les notions mises en situation (parfois de façon complètement loufoque voire très éloignées de la « réalité » et de leur sens premier) et j’essayais d’y rattacher le maximum d’émotions et de ressentis possibles.
    Cette méthode a été efficace pendant un certain temps mais je me sens aujourd’hui très bloquée : je suis étudiante en médecine et la quantité d’informations qu’il me faut retenir et les détails très pointus qu’elles contiennent me rendent incapable de fonctionner comme je le faisais avant.
    Les exercices que vous évoquez me paraissent plutôt intéressant, cependant le domaine que j’étudie (c’est-à-dire à la fois très vaste et très précis, avec une très grande quantité de connaissances à absorber, y compris des listes en tous genres, et une nécessité de les maîtriser suffisamment pour les utiliser rapidement) ne me permet pas de les utiliser.
    Je passe de plus en plus de temps à étudier et cela fonctionne de moins en moins, c’est désespérant et je sens bien que quelque chose coince au niveau de mon apprentissage.

    Auriez-vous des astuces ou des pistes à explorer ?
    Un grand merci

  13. Etoile Morgane19 dit :

    Bonsoir,

    Je m'appelle Morgane et suis âgée de 20 ans et demi. Je prépare le bac ST2S à distance et en parallèle, est inscrite dans un conservatoire en cursus vocal adulte. Nous avons de la technique vocale(ressentis, sensations corporelles, écoute et exploration de la voix…) mais aussi du solfège(formation musicale) et c'est là que cela se complique. Je suis Auditive à versant très très Kinesthésique. Pour la lecture des notes, si en solfège, on me dit de lire les notes sur une partition j'en suis incapable. Par contre, accompagnée par un piano en technique vocale par le professeur, je suis à même de le faire avec l'audition mais surtout les ressentis. Même si il y a une partition telle que l'Ave Maria de Schubert. Je pratique la sophrologie et l'auto hypnose. Le souci, en solfège, le professeur n'est pas vraiment capable de me donner des tuyaux pour l'accompagnement alors que "normalement" c'est son travail. Transmettre son savoir et aider les élèves à réussir. J'ai l'impression qu'il ne m'aime guère. Il est au courant de ma différence et sait que je suis des études à distance mais bon..

    Au lycée, j'ai eu ce genre de soucis sauf en atelier théâtre avec expression corporelle et en musique. Pour apprendre, je retiens les définitions sans soucis mais si il s'agit de maths même simples et que pourtant je connais la consigne, l'application est dur. J'ai besoin de décomposer tout et que l'on m'explique calmement avec des gestes, ce qui prend du temps et parfois fait HS tellement j'en dis.

    Y a t-il des méthodes pour une personne comme moi qui pourrait m'aider à comprendre le solfège et progresser doucement? J'avais en tête l'utilisation d'un tableau vélleda magnétique avec systèmes de portées musicales qui serait accompagné de petits aimants colorés pour chaque note et mesure etc. Ainsi qu'un livre audio en complément pour la théorie et les rythmes etc… Ou une autre méthode serait t-elle préférable? J'ai besoin de ressentir, écouter, toucher d'où le fait qu'avec mes proches je suis trop "tactile" pour communiquer.

    En attente d'une réponse de votre part.

    Cordialement,

    Morgane.

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour,

      Je vous remercie d’avoir partagé votre expérience de manière si détaillée. Vous parvenez vraiment bien à expliquer les spécificités du profil kinesthésique, qui a besoin de ressentir les informations dans son corps pour les comprendre et les intégrer. La difficulté, c’est que vous êtes mise en difficulté dès que vous devez apprendre des informations plus abstraites, qu’il devient difficile de traduire en informations de nature sensorielle.

      Je trouve vos idées très intéressantes (aimants de couleur, documents audio). L’objectif est de traduire les informations qui vous arrive dans un système qui vous est adapté : où vous pouvez « toucher » et où votre corps est impliqué pour « ressentir les informations ». 

      Tout ce que j’ai envie de vous dire, c’est vous êtes sur la bonne voie ! 

      Ce qu’il faudrait, c’est que vous puissiez échanger avec d’autres personnes qui vivent la même expérience que vous. 

      Envoyez-moi un mail via le formulaire de contact, je vous indiquerai les coordonnées d’une internaute qui pourra partager son expérience avec vous (elle a d’ailleurs écrit un article pour ce blog).

      A bientôt,

      Hélène

  14. Etoile Morgane19 dit :

    Bonjour Hélène,

    Je tiens à vous remercier du fond du coeur! Pour une fois, quelqu'un me comprend en dehors de ma thérapeute et mes proches. C'est rare de nos jours. 

    j'ai donné l'idée à ma mère pour le solfège mais elle m'a dit que je n'avais plus 8 ans et je suis adulte. J'ai tenté une première méthode ce matin sur une partition qui, je l'espère, fonctionnera aussi: Mise en reliefs des notes en couleurs aux crayons de couleurs différents et ai reporté le tout sur le cahier pour avoir des points repères: ex: do est de couleur verte, ré rouge etc… Les silences sont fluotés etc. Pour apprendre par coeur(puisque Mr le professeur dit que c'est par coeur), dès que j'aurai une partition sous les yeux, je me servirai du système couleur. Car l'enseignant est un peu lunatique si nous pouvions le qualifier ainsi. Mais je m'en fiche, si j'ai envie d'utiliser des aimants et un tableau magnétique avec portées, je m'en servirai! Toute méthode est bonne à prendre. Gros problème quand on est surtout Kinesthésique.

    Pour les définitions genre Cardiologie: je décompose en 2: cardio(s) signifie coeur et logo(s): étude de.. en grec. Précisons que je n'ai jamais fait de grec de ma vie. Un peu de latin en chant, italien, russe mais le grec non. La langue française se rapproche phonétiquement des langues mortes à la base. Pour les langues, je n'ai pas de soucis particuliers à apprendre tout comme le médical. Après, la physique chimie me cause également problème. En ce moment, j'en suis au chapitre sur les lentilles, oeil et vision et en chimie acides et bases des solutions(avec le Ph, calcul des masses molaires….). Y a t-il des méthodes également pour la physique chimie?

    En terme de voix, pour le chant, je suis Soprano lyrico spinto.

    Je souhaiterai partager effectivement mon expérience avec la personne dont vous aviez parlé si elle est d'accord.

    Je vous souhaite une agréable journée.

    Cordialement,

    Morgane.

     

  15. Citronnade dit :

    Bonjour à tous,

    je tiens tout d'abord à vous remerciez pour ce post qui m'a aidé à me comprendre, et à me permette de répondre à certains problèmes.

     

    Je suis en terminale es et je me suis rendu compte que j'avais du mal à apprendre mes cours, à retenir en fait. J'ai toujours pensé que j'avais une mémoire visuelle et je n'appliquais tout simplement que des méthodes correspondant à celle-ci pour apprendre. Mais cette année ça ne marche pas très bien et j'ai réalisé différents tests qui m'ont permis de voir que j'avais une memoire kinésthésique.

    Je suis alors tombé ici en voulant en apprendre plus. Votre poste m'a permis d'en savoir plus sur comment travaillé seul mais j'ai encore quelques questions. Comme "comment apprendre lorsqu'on est en cours?". Je me désintéresse assez vite et je ressors souvent du cours en ne savant rien de celui-ci. Au vu de votre théorie, il semblerait que je dois "bouger, expérimenté..". Mais comment bouger en classe pour apprendre ^^'. Et comment expérimenté son économie ou son histoire alors que celle-ci n'est finalement que purement théorique, où il faut retenir impérativement un maximum d'informations pour pouvoir le retranscrire. 

     

    Autre problème, c'est que je souhaite faire du droit après ma terminale. Je me suis donc renseigné sur le sujet et j'ai vu qu'il y avait un travail conséquent à faire, un nombre important d'informations à retenir. Et vos méthodes sont alors dans ce contexte un peu difficile à réaliser puisque elles semblent très longues et exhaustives.  Ce qui pose problème car je dois maximiser mon temps pour pouvoir bien travailler chaque cours. 

     

    Dernier point et je vous laisse tranquille, promis ! ^^ J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont réalisé des études supérieures compliquées dans le sens où il faut beaucoup travailler (droit , médecine, psychologie, .. ) et qui ont le même type de mémoire que moi. Comment avez vous fait pour travailler efficacement, vos méthodes? 

     

    Merci d'avoir lu mon poste quelque peu long et de votre future réponse !

     

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour,

      Vous avez tout à fait compris l’enjeu : le kinesthésique doit être actif physiquement pour apprendre. Comment faire en cours, lorsque l’enseignant ne fait que « parler » ? Et comment mémoriser des informations théoriques ?

      Le système des mind maps me semble particulièrement adapté pour prendre des notes (et rester attentif) pendant un cours. Allez consulter les articles du blog qui lui sont consacrés. Pour mémoriser, vous pouvez également réaliser des flash-cards (cherchez sur internet, vous allez voir que c’est à la fois très ludiques à réaliser et très efficace).

      Concernant votre souci de savoir si d’autres ont réussi, allez lire le témoignage de Coralie :http://donnezdusens.fr/temoignage-etudier-et-construire-son-projet-professionnel-quand-on-est-de-profil-pedagogique-kinesthesique-par-coralie/

      Je mettrai également un autre témoignage en ligne la semaine prochaine.

      A bientôt,

      Hélène

      • Citronnade dit :

        Bonjour et merci de m'avoir répondu aussi vite !

        Pour les cours j'ai encore du mal à mémoriser pendant que le prof parle mais déjà en essayant de participer en cours, d'être actif, il y a de l'amélioration je pense.

        Pour les minds map j'avais déjà entendu parler de cette technique mais je n'avais jamais essayé encore et bizarrement c'est tout bonnement excellent. Il me manquait plus que ce moyen de mémorisation pour bien apprendre. Ça permet vraiment de revoir le cours rapidement et dans sa globalité, sans se torturer la tête, merci beaucoup !

        Merci pour votre site et vos explications

         

  16. Etoile Morgane19 dit :

    Bonsoir Hélène,
    j'ai aussi inventé une nouvelle technique d'apprentissage pour le solfège basée sur la version anglo saxonne et Française où chaque note porte une lettre de l'alphabet. Exemple: le Do, c'est C. Ré: D etc. Sur chaque partition quand j'en ai le temps, je place en dessous de chaque note la lettre correspondante en complément de la mise en relief en couleurs dont j'avais parlé l'autre fois dans un commentaire. Cette méthode anglo saxonne-française se nomme si je me souviens bien la conversion de l'appellation des notes.

    J'ai développé une autre méthode. Le principe est simple: sur chaque portée de mon cahier de musique, je place un point au stylo encre et sur une ligne, plusieurs points(notes) qui définieront le nom de la note entre les intervalles. Exemple: ligne 1(ligne du bas), en dessous se place un Do puis le ré est juste avant la ligne, le Mi est sur la ligne etc. J'essaie tant bien que mal de m'y faire à la formation musicale mais j'avoue que c'est rude pour une personne qui n'est point du tout visuelle!

    Je vais me procurer un piano numérique tant que nous y sommes pour les sensations et l'apprentissage du solfège ainsi que les harmonies en plus de mon instrument principal qu'est la voix. Le souci est que je n'ai jamais appris à jouer de cet instrument et concilier passion et études diplômantes, c'est une vie hors pair ma fois. Avez vous eu à prendre en charge ou conseiller des étudiants en musique? Si oui, quels conseils leurs proposiez vous?

    Je viens d'installer un logiciel de façon temporaire d'apprentissage des bases du solfège sur le pc. J'aurai bientôt le livre que j'ai commandé également.
    Je vous souhaite une agréable fin de soirée.

    Cordialement,
    Morgane.

  17. Ben dit :

    Bonjour !

    Dans un premier temps, je tiens à vous remercier de vous intéresser à notre cas ; j'ai trouvé votre article très intéressant.

    J'ai 26 ans et j'ai repris les études il y a un an et demi de cela.
    Je suis donc à présent étudiant en licence de japonais.

    Mais pourquoi me lancer dans de telles études ?
    Parce que c'est devenu ma passion au fil du temps.

    Seul bémol : je suis allergique à la grammaire, et j'apprends mieux en assimilant que par des théories ou logiques que je trouve farfelues.
    De plus, dans cette langue asiatique, il y a de très nombreux caractères, et il est difficile pour moi de tout mémoriser.
    Étant donné qu'il y a un départ d'un an à l'étranger à la clé, je travaille mes cours, mon vocabulaire, les caractères, et ce plus que quiconque dans ma promo… (sans me lancer de fleurs, certains me prennent presque pour un fou ! :p)

    Seul problème, vu que je travaille beaucoup mes cours, et que je travaille à mi-temps à côté, dès que je suis en période de vacances, je me relâche, et en quelques semaines j'oublie la moitié des choses que j'ai acquises ; ce qui est fort compromettant.

    Pour ce qui est des moyens mnémotechniques, j'ai souvent utilisé cette méthode pour retenir les caractères, mais il y en a tellement (2200 environ à savoir pour être tranquille) que c'est très compliqué de se souvenir de toutes les histoires associées aux caractères.

    Pour l'idée des « cartes », j'utilise un système de flashcards, via un programme nommé Anki.
    Je le conseille pour tous ceux qui aimeraient avoir des questions aléatoires pour leurs examens (on y rédige la question, puis la réponse ; il y a aussi des packs tout prêts sur leur site, et ce pour plein de domaines différents).
    On peut télécharger cette application sur Android, et se poser les questions dans le bus : c'est très sympa si on a une longue route à faire pour aller à la fac.

    Mais le problème reste les cours littéraires : je galère totalement.
    J'arrive à avoir des bonnes notes, mais avec 30 minutes de sommeil étalées sur plusieurs jours d'examens, croyez-moi, ça fatigue (logique, me direz-vous).
    Cependant, quand on tient à atteindre ses objectifs, il faut tenter le tout pour le tout.

    Je me demande donc si, depuis la date de rédaction d'origine de votre article, vous êtes entrés en contact avec d'autres méthodes ou d'autres moyens pour apprendre destinés aux personnes dotées d'une mémoire kinesthésique et qui m'éviteraient de passer ma vie à réviser (et des fois pour des résultats pas terribles, malheureusement) et ainsi avoir plus de temps pour souffler.

    Je n'ai pas encore testé les mindmaps : j'ai profité de mes vacances pour entamer un des livres de Tony Buzan.

    Ma question se porte donc sur la grammaire (logique, théorie) et surtout la rapidité d'apprentissage, qui est importante pour moi compte tenu de la dose d'informations à mémoriser ; ce qui se fait encore plus ressentir avec la nouvelle réforme des contrôles continus.

    En vous remerciant encore une fois pour votre intérêt, et en encourageant tous ceux qui rencontrent des difficultés. Courage ! 🙂

    Cordialement,

    Ben.

  18. marie dit :

    bonjour. je suis en master 1 de droit européen et international. je suis à la fois kinesthésique et visuel . j'ai beaucoup de difficultés dans les commentaires d'arrets (c'est le meme principes que  des commentaires composés sauf que cela portent sur des arrets qui sont des jugements des juridictions étatiques). souvent quand je commence un commentaire j'ai du mal a degager un plan et malgré avoir compris la solution de la cour (c'est cela qu'on doit commenter) j'arrive à rédiger 5 lignes dessus et après je me dis je ne vois pas qu'est-ce-que je peux dire d'autre.

    pourtant on m'a déja expliqué beaucoup de fois comment faire un commentaire composé, une fois devant la feuille , je me dis je ne vois pas qu'est-ce que je peux dire , car je bloque chaque fois. pensez vous que c'est du à ma memoire kinesthésique?

    PS: j'arrive a avoir de tres bonne notes dans les examens où on doit "reciter le cours" que ceux où je dois réflechir par moi meme.

    je vous remercie d'avance pour votre réponse

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour,

      Je vous remercie beaucoup pour votre témognage. A priori, ce que vous exposez comme difficulté n’a pas rand chose à voir avec votre profil kinesthésique.

      Si j’ai compris, on vous a déjà expliqué plusieurs fois « comment » faire un commentaire d’arrêt. 

      Mais vous a-t-on déjà expliqué « pourquoi » il fallait le faire ? 

      Quel est l’intérêt pour un futur juriste d’être capable de réaliser ce type d’exercice ? 

      Quel est par ailleurs l’attente de l’enseignant ? Quelles sont les compétences qu’il souhaite évaluer à travers cet exercice ?

      Avez-vous par ailleurs déjà consulté la copie d’un étudiant ayant obtenu une très bonne note ? De quoi parle-t-il ? Comment développe-t-il ses idées ? En général, on parvient à développer en illustrant ses arguments par des exemples, en faisant des comparaisons avec d’autres arrêts, etc. ?

      Qu’en pensez-vous ?

      A bientôt,

      Hélène

  19. Charlène dit :

    Bonjour,

    pour ma part, cette article me remue beaucoup. J'ai 27 ans, et cela fait autant d'année que je me sent bête, incapable d'apprendre quelque chose a par des travaux manuel. Il y a seulement quelques semaines que l'on a commencé a me parlé de mémoire kinesthetique, je ne connaissez pas, et dans tout ce que je lis sur les profils de personnes a mémoire kinesthetique, je m'y retrouve complètement. Quand je pense a tout ses problèmes d'apprentissage qui mon pourri la vie depuis le debut de ma scolarité. De tout les reproches de mes parents en regardant des film 'assiez toi correctement " … ou des moment enfermé dans ma chambre pour que je travail enfin et que je reste concentré. Ou des mes problèmes d'ortographe jamais résolu. Je comprend quand on m'expliquer une règle de grammaire mais cela ne reste pas inscrit dans mon cerveau et je n'arrive pas a mettre en application, je ne suis toujours pas capable de reconnaître les cod coi…. qui sont pour moi du chinois. 

    Cette decouverte, est pour moi une revelation, je vais peut-etre enfin pouvoir apprendre tant de chose. Je suis quelqu'un de très curieuses, je lis beaucoup de document dans mon domaine mais ne retient pas, j'espère pouvoir enfin changer la donne.

    Je vais egalement essayer vos méthodes. En tout cas merci a vous pour ce debut de réponse. 

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour,

      Je vous remercie beaucoup pour votre partage d’expérience.

      Je serais ravie de connaître la suite de vos expérimentations et découvertes.

      A bientôt,

      Hélène

  20. Mathilde dit :

    Waou, révélation. 25ans, en étude supérieure, très curieuse mais impossible de me souvenir de la plupart des informations. Les examens je les réussi grâce à ma mémoire courte, je me souviens bien des choses de manière plutôt visuelles en faisant des fiches (mais je me rend compte maintenant que ce n'est pas l'image que je retiens mais la façon dont j'écris et la place les infos). Examen passé = plus rien. C'est très handicapant. Je ne me souviens jamais des prénoms, il faut que je connaisse un peu plus la personne pour le retenir. Acteurs, politiques, artistes pareils. Mes cours de primaires, collège, lycée effacé. Je sais arriver au développement mais plutôt par intuition, incapable de réciter une règle ou formule.

    J'ai toujours cru que je n'avais pas de mémoire, que j'étais plus "bête" que les autres. C'est incroyable parce que sans vraiment comprendre pourquoi j'utilisais des méthodes proches de celles que vous proposez. Cela prend tout de même plus de temps et de motivation que les autres techniques pour les autres mémoires….. Je pense qu'il faut vraiment habituer l'enfant dès son plus jeune age pour que cela devienne facile et efficace. Je comprend mieux pourquoi pour arriver à mes developpements, mes synthèses, je produisais des documents plusieurs fois à des formats différents, sur des supports différents. Une fois tout ça produit, pof je pouvais faire ma synthèse avec facilité. Tout ce travail semblait inutile à mes camarades mais me permettait d'avoir les meilleures notes!

    En tout cas, merci. Vous m'avez soulagé et redonner une confiance que j'avais perdu depuis de nombreuses années! Je n'aurais plus honte et pourrait développer ces méthodes!

     

    Bien à vous

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour Mathilde,

      Je vous remercie beaucoup pour votre témoignage.

      Je trouve vos stratégies d’apprentissage très astucieuses. Et je pense que vos camarades auraient eu beaucoup à apprendre de vous !

      A bientôt,

      Hélène

  21. Elodie dit :

    Bonjour, je me suis inscrite à un stage d'auto-hypnose et je viens d'y apprendre aujourd"hui que je suis Kinesthésique. J'ai fait un test de 21 questions et le résultat est le suivant : kinesthésique 11, auditif et visuel 5. J'ai 32 ans. Je confirme que l'éducation nationale n'est pas adaptée à nous (les kinesthésiques). Rester assise à longueur de journée pour emmagasiner des cours qui nous sont transmis surtout à l'oral et/ou à l'écrit, ce n'est pas simple. J'ai arrêté mes études pour cette raison je pense. Je voulais être professeure de langue mas la façon plutôt générale que particulière et propre à chacun dont les élèves et les professeurs sont traités ne me convient pas/plus. Aussi, en partie pour financer mes études, j'ai exercé le métier d'assistante d'éducation dans un lycée où penadnt 7 ans  j'ai côtoyer le corps professoral et les étudiants. Cela m'a dégoûtée de voir combien de nombreux élèves que j'avais la plupart du temps en cours de soutien pour des difficlutés dans certaines matières, se montraient très vifs d'esprit et extrêmement motivés pour progresser, avancer et s'adapter au système scolaire qui, lui, ne s'adaptait pas à eux. Cependant, je voyais chez ces lycéens de rélles blessures, voire des souffrances, sur le traitement que beaucoup de professeurs avaient à leur égard, ne prenant aucunement en compte la façon dont ils fonctionnaient. Il ne s'agissait pas là de cancres, de fainéants, d'élèves désintéressés comme je l'entendais souvent dire ! J'aurais pu faire de tout cela une force mais compte tenu des conditions d'apprentissages que l'on inflige aux élèves ET aux professeurs, et compte tenu aussi du fait que je sois moi-même kinesthésique, j'ai "démissinonné" avant même d'en faire mon métier. J'ai tout plaqué en Master2 et auourd'hui encore je cherche quel métier me correspond. Beaucoup de choses m'intéressent. Savoir aujourd'hui que je suis kinesthésique va pouvoir m'aider, j'en suis certaine ! Enfant, cela m'aurait aussi aidée à vivre autrement mes études et l'école. Merci de parler de ces différentes perceptions, de ces différents sens. Il me semble que chaque enfant et chaque adulte gagnerait beaucoup à se comprendre et à se respecter, à comprendre les autres et à les respecter, en ayant connaissance de la façon dont chacun fonctionne !

    S'il vous plaît, adaptez votre enseignement aux différents types d'apprenants !

    Faites faire ce test à vos élèves en début d'année afin de les accompagner dans leur apprentissage !

    Hélène, je salue votre courage et je vous remercie pour ce que vous faites ainsi que pour l'intérêt que vous donnez à TOUS vos étudiants !

    Vos étudiants ont de la chance de vous avoir comme professeure !

    Bien à vous,

    Chaleureusement et de tout coeur,

    Elodie

  22. Etoile Morgane19 dit :

    Bonsoir,

    Je tenais à vous donner de plus amples nouvelles en ce soir du 8 Novembre 2015.

    J'ai commencé à aborder ma première année en Cycle 1 d'études vocales qui se déroulent agréablement bien après l'examen dit "probatoire" réussi l'an dernier.

    Mon cursus, purement professionnel cela s'entend, est en interruption momentanéee si l'on puis dire ainsi mais compte reprendre l'an prochain.

    La passion du chant a dépassé la raison! 3 projets sont actuellement en cours et un stage de chant est compris également dans le bain musical.

    Quand l'esprit est libre, j'assiste mon cousin en tant que soigneuse animalière au centre équestre et les séances de sophrologie autonome si tel est le bon terme, restent là.

    J'ai prévu également de faire du bénévolat dans le domaine associatif pour consacrer du temps à ceux ou celles qui sont dans le besoin.

    Le côté Kinesthésique prend souvent le dessus car la personnes caractérisée ainsi, a besoin de toucher; bouger puis ressentir pour comprendre le sens de la vie contrairement aux dominants Visuels. L'on nous croit régulièrement hyperactif, hypersensibles, zèbres ou avec x problèmes par les spécialistes mais je pense qu'il doit y en avoir plus que l'on ne le croit comme nous. Il ne faut pas non plus généraliser.

    J'ai constaté que une caractéristique est celle d'être hypersensible à tout. Cette caractérisation m'a souvent causé tort au début mais un peu moins avec un travail sur soi.

    Et de votre côté Hélène, avez vous eu à prendre en charge des personnes comme telles dans votre cursus et si oui, que préconisez vous à l'avenir?

    En attente d'une réponse de votre part.

    Cordialement,

    Morgane.

     

    • Hélène WEBER dit :

      Bonjour Morgane,

      Je suis ravie d’avoir de vos nouvelles.

      Oui, il m’arrive d’accompagner des personnes confrontées aux mêmes difficultés que les vôtres. Je m’attache surtout à leur prêter une oreille attentive et de les aider à envisager leurs spécificités comme des talents à exploiter. je trouve que la sensibilité au monde environnant est une richesse, même si cela pose également problème dans certaines situations. Je vous conseille d’ailleurs la lecture du livre « Trop intelligent pour être heureux » de Jeanne Siaud-Facchin.

      Sinon, ma découverte des travaux d’Howard Gardner sur les intelligences multiples m’a également été particulièrement profitable pour redonner confiance aux étudiants qui en avaient besoin :http://donnezdusens.fr/aidez-vos-etudiants-a-reprendre-confiance-en-eux-memes-grace-a-la-theorie-des-intelligences-multiples/

      A bientôt,

      Hélène

  23. laetitia dit :

    Bonjour, je suis la maman de 3 enfants. Mon aînée à 11 aujourd'hui. Elle est très clairement kinesthésique. En maternelle, elle se mettait déjà la pression, pour effectuer certain travaux, elle manquait de confiance en elle. Avec de la discussion on arrivait à la rassurer. Cp, ce1 apprentissage de la lecture, de l'écriture très rapide, bonne compréhension des règle mais ne comprend pas bien les consignes, n'applique pas ses connaissances lorsqu'elle en a besoin. 1 ère conclusion de la maitresse et des parents : manque d'autonomie, manque de maturité, rien d'alarmant. ce2 changement d'habitation, changement d'école. Dès le 1er trimestre convocation des parents, mise en garde par la maîtresse, manque de travail, manque d'implication mais socialement très bonne adaptation. Du coup, pour éliminer toute critique de ce genre je m'assure personnellement que le travail est fait correctement à la maison. (J’avais relâché mon attention car travaux dans la nouvelle habitation). Résultat, légère amélioration mais résultats trop moyen. Remise en question de mon comportement et de mes attentes, je décide de tout faire pour qu'elle retrouve confiance en elle, 3 ème trimestre résultat satisfaisant. CM1-CM2, beaucoup de travail, pour des résultats moyen, de nouveau étiquette manque de travail, manque d'implication. Je fais part du manque de confiance de ma fille et affirme qu'il n’y a pas de manque de travail au contraire donc beaucoup de découragement. Pas très bien compris par la maitresse. Du coup, je décide de prendre rendez-vous avec une orthophoniste dès le cm1 mais je n'obtiens qu'un rendez-vous en fin d'année en insistant sur l'urgence. Résultat du bilan : enfant dysorthographique et légère dyslexie. Je suis vraiment très surprise du résultat et je me renseigne le plus possible pour pouvoir l'aider. Cm2 ma fille garde la même maitresse, je fais part du bilan à la maitresse et ma fille reprend confiance en elle car elle peut mettre des mots sur ses difficultés. La maitresse change également son comportement et fait tous pour la mettre en confiance. Du coup malgré ses difficultés ma fille retrouve la motivation et il en faut beaucoup car elle doit travailler plus que les autres pour arriver à des résultats moyens. Elle fait quelque séance d'orthophonie qui ne lui apporte pas d'amélioration, pas de stratégie qui lui convienne. Je m'aperçois en l'aidant au quotidien qu'elle ne mémorise pas le visuel, alors je pense qu'elle est auditive car je n'avais jamais entendu parler de kynestèsiste. Tout ça pour dire que j'ai mis une énergie et un temps fou à trouver des stratégies pour les "dys" avant de pouvoir comprendre son mode de fonctionnement. Les informations qui m'ont aidé, je les ai trouvé sur des sites qui explique le fonctionnement sur les" neuro droitier" qui m'ont permis de mieux la comprendre, puis sur les "zèbres"  et enfin ce mot qui reprend toute ces étiquettes " KYNESTHESIQUE". Aujourd'hui ma fille est en 6ème, elle s'y sent beaucoup mieux, car elle bouge un peu plus, à chaque changement de matière. (Confiance + motivation + connaissance de son fonctionnement = Félicitation au 1 er trimestre avec 14 de moyenne générale) Elle est enfin récompensé pour ses efforts et moi aussi car je suis bien sûr passé par des stades ou je me décourageais. Cette aventure m'a permis également de mieux me connaître car "les chiens ne font pas des chats". Je suis également KYNESTHESISTE. Je suis consciente de la longueur de mon texte, mais j’avais envie de donner de l'espoir à toutes les personnes qui ne se croient pas intelligente. Il est vrai que les KYNESTHESISTE ont une intelligence émotionnelle très développé d'où la mémoire des émotions, ils ont tendance à très vite s'approprier les angoisses de tous leur entourage, pour se défaire des émotions négatives, il faut comprendre rapidement qu’on n’est pas responsable des souffrances des autres et que on ne doit pas culpabiliser si on ne peut pas soulager leurs angoisses. Merci à toutes les personnes qui nous font profiter de leur stratégie ça nous fait gagner beaucoup de temps.

  24. Léger Marie dit :

    Enseignante de français, j'ai découvert la mémoire kinestésique en lisant l'ouvrage d'Anne Marie Gaignard " la revanche des nuls en orthographe", je suis en effet à la recherche de méthodes pour faire progresser mes élèves car l'éducation nationale ne me les a jamais fournies ! Du coup je me forme en autodidacte. Ce livre que j'évoque n'a pas pour thème la mémoire kinesthésique mais elle y fait deux allusions pour expliquer que les kinesthésiques ont besoin d'une approche complètemment différente des autres pour ne plus faire de fautes, c'est en voulant approfondir cette notion que je suis tombée sur votre site. Par vos conseils et vos différents commentaires, vous m'aidez à m'améliorer dans mon métier, grâce à vous je serai plus performante! Par ailleurs, depuis que j'ai un enfant scolarisé en maternelle, j'ai une autre vision de la pédagogie, la maîtresse organise par exemple une chasse aux ronds dans la classe pour leur faire assimiler cette forme géométrique ( ex : le rond du rouleau de sopalin), elle demande aux élèves de fabriquer en pâte à modeler les lettres qu'ils découvrent au fur et à mesure. Je comptais m'inspirer de ces partiques en les adaptant à des plus grands or voilà que cela se croise avec ma découverte de la mémoire kinestésique que les maîtresses de l'école de mon fils pratiquent peut-être sans le savoir!

    Par ailleurs, connaissez-vous un test sérieux que je pourrais faire passer à mes élèves afin d'adapter mes explications en fonction de leur profil.

  25. Stacy dit :

    Bonsoir , 

     

    Merci pour cet article très intéressant ! Je me suis rendu compte que j'étais kinesthésique il y a peu de temps , et comprends mieux pourquoi je perds pieds si je ne refais pas les cours à ma façon pour " ressentir" l'information, me l'approprier et non pas juste me forcer à retenir une information floue et "froide". 

     

    Les techniques que vous donnez sont très interessantes , mais je me demande comment les appliquer à mes cours de psychologie.. Notamment pour la seconde et la quatrième technique.. En effet , nous travaillons dans plusieurs sous disciplines ( psychologie du developpement, cognitive, clinique , sociale) , dans des chapitres spécifiques qui se suivent et melangent ainsi des concepts , auteurs , definitions.. etc . Je dois avouer avoir un peu de mal à structurer mes fiches justement..

  26. lucie dit :

    bonjour , j'ai appris a l'âge de 15 ans que jetait beaucoup kinesthésique,ou si je ne manipule pas les choses j'ai aucun moyen technique pour apprendre Ormi le toucher. mais aucune personne ne m'a expliquer comment faire pour mémoriser les cours . Votre Article m'aide beaucoup pour mes études a quelque mois du Bac, j'ai enfin trouver comment je pouvais réviser.

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